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Château de La Tour-Blanche en Dordogne en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château fort

Château de La Tour-Blanche en Dordogne

    21 Rue du Troubadour
    24320 La Tour-Blanche
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne
Château de La Tour-Blanche en Dordogne

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1190
Adhémar de La Tour
XIIe siècle
Construction du château
vers 1350
Siège anglais
1356
Reprise par Du Guesclin
1569
Dégâts lors des guerres de Religion
1794
Vente comme bien national
1906
Classement Monument Historique
1970
Incendie de la tour maîtresse
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Adhémar de La Tour - Seigneur et évêque Attesté en 1190, évêque de Périgueux.
Du Guesclin - Chef militaire français Reprit le château aux Anglais en 1356.
Pierre de Bourdeilles - Abbé de Brantôme Séjournait au château au XVIIe siècle.
Thibaut de la Brousse - Dernier seigneur avant la Révolution Comte de Verteillac, baron de La Tour-Blanche en 1738.

Origine et histoire

Le château de La Tour-Blanche, mentionné dès le XIIIe siècle sous le nom Ecclesia Castri de Turre puis Turris alba, est un édifice fortifié du XIIe siècle situé en Dordogne. Son donjon carré, construit en pierre blanche, symbolisait l’autorité seigneuriale de la famille de La Tour, puissante aux XIIe et XIIIe siècles. Adhémar de La Tour, attesté en 1190, devint même évêque de Périgueux. Le site, initialement un fortin en bois remplacé par une motte castrale, fut assiégé par les Anglais vers 1350 avant d’être repris par Du Guesclin en 1356.

Pendant la guerre de Cent Ans, les troupes anglaises et françaises occupèrent tour à tour les châteaux de Jovelle et de La Tour-Blanche. Au XVe siècle, le donjon fut partiellement reconstruit, comme en témoignent les corbeaux des mâchicoulis datés de cette époque. Le château, transformé en baronnie après son acquisition par la famille de Bourdeille vers 1370, subit des dégâts majeurs lors des guerres de Religion (1569) et pendant la Fronde (1652). Confisqué comme bien national en 1794, il fut vendu à des habitants locaux.

Classé Monument Historique en 1906 alors qu’il était sur le point d’être démoli, le donjon bénéficia de restaurations urgentes entre 1907 et 1909. En 1970, un incendie ravagea l’intérieur de la tour maîtresse. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines imposantes : la tour carrée, une courtine, et une tour secondaire avec échauguette. Le site, entouré d’un fossé alimenté par le Buffebale, illustre l’architecture militaire médiévale, mêlant éléments défensifs (mâchicoulis, contreforts) et traces de réaménagements Renaissance.

La toponymie du lieu, La Tour-Blanche, provient directement du donjon en pierre claire, référence explicite dans les textes médiévaux. Le château, enclavé en Périgord mais rattaché à l’Angoumois du XIVe siècle à la Révolution, incarne les tensions territoriales de l’époque. Son histoire reflète aussi les bouleversements locaux, comme la destruction de la première église voisine lors des guerres de Religion (1560) ou son rôle dans la vie seigneuriale, avec des figures comme Pierre de Bourdeilles, abbé de Brantôme, qui y séjournait au début du XVIIe siècle.

Les fouilles archéologiques aux alentours, notamment dans la grotte de Jovelle, ont révélé des gravures paléolithiques et des objets taillés, attestant d’une occupation humaine bien antérieure au Moyen Âge. Ces découvertes, combinées aux vestiges des deux châteaux (La Tour-Blanche et Jovelle), offrent un panorama historique complet, du Paléolithique supérieur aux conflits modernes. Le site, aujourd’hui protégé, reste un marqueur identitaire fort pour la commune, intégrée depuis 2017 à La Tour-Blanche-Cercles.

Liens externes