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Château de la Turpinière à Sennely dans le Loiret

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de la Turpinière

    Allée d'Orléans
    45240 Sennely
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1400 (environ)
Attestation du fief
1681
Achat par René Trossard
1810
Construction de la chapelle
fin XVIIe – début XVIIIe siècle
Construction du château actuel
XIXe siècle
Rénovations pour le confort
fin XVIIIe siècle
Transformation en pavillon de chasse
20 octobre 1989
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des deux pavillons de la fin du XVIIe siècle à l'Est de la cour ; chapelle ; façades et toitures des deux bâtiments des communs (cad. B 365, 367, 370) : inscription par arrêté du 20 octobre 1989

Personnages clés

René Trossard - Propriétaire et commanditaire Acheteur du domaine en 1681, probable reconstructeur.

Origine et histoire

Le château de la Turpinière, situé à Sennely en Sologne, trouve ses origines dans un fief attesté dès le début du XVe siècle. Le domaine actuel, entouré de fossés et desservi à l'origine par deux ponts de bois amovibles (remplacés ultérieurement par des ouvrages maçonnés), fut reconstruit après 1681 pour René Trossard, un riche bourgeois orléanais. Son architecture reflète les caractéristiques des châteaux solognots, avec un corps longitudinal cantonné de pavillons carrés, typiques des constructions de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle.

À l'origine résidence seigneuriale, le château fut transformé en pavillon de chasse à la fin du XVIIIe siècle, avant de subir d'importantes modifications au XIXe siècle pour s'adapter aux nouveaux standards de confort des résidences aristocratiques. La chapelle actuelle, datée de 1810, remplace un premier lieu de culte situé dans l'un des pavillons. Les intérieurs d'origine n'ont pas été conservés, mais les façades et toitures des éléments les plus anciens (fin XVIIe siècle), ainsi que la chapelle et les communs, ont été protégés par une inscription aux Monuments Historiques en 1989.

Le site illustre l'évolution des demeures seigneuriales en Sologne, passant de forteresses médiévales à des résidences d'agrément, puis à des habitations adaptées aux modes de vie des XIXe et XXe siècles. Les fossés, bien que partiellement comblés ou modifiés, rappellent encore son origine défensive, tandis que les pavillons est, jumelés, structurent une cour d'honneur caractéristique des châteaux de la région. La précision de sa localisation reste cependant médiocre (niveau 5/10), selon les sources disponibles.

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