Attestation du fief 1400 (environ) (≈ 1400)
Premières mentions du fief de la Turpinière.
1681
Achat par René Trossard
Achat par René Trossard 1681 (≈ 1681)
Domaine acquis, reconstruction probable après cette date.
1810
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1810 (≈ 1810)
Remplacement de l'ancienne chapelle seigneuriale.
fin XVIIe – début XVIIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel fin XVIIe – début XVIIIe siècle (≈ 1825)
Période de reconstruction par un bourgeois orléanais.
XIXe siècle
Rénovations pour le confort
Rénovations pour le confort XIXe siècle (≈ 1865)
Modernisation en résidence habitable.
fin XVIIIe siècle
Transformation en pavillon de chasse
Transformation en pavillon de chasse fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Changement d'usage du domaine.
20 octobre 1989
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 20 octobre 1989 (≈ 1989)
Protection des façades, toitures et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château et des deux pavillons de la fin du XVIIe siècle à l'Est de la cour ; chapelle ; façades et toitures des deux bâtiments des communs (cad. B 365, 367, 370) : inscription par arrêté du 20 octobre 1989
Personnages clés
René Trossard - Propriétaire et commanditaire
Acheteur du domaine en 1681, probable reconstructeur.
Origine et histoire
Le château de la Turpinière, situé à Sennely en Sologne, trouve ses origines dans un fief attesté dès le début du XVe siècle. Le domaine actuel, entouré de fossés et desservi à l'origine par deux ponts de bois amovibles (remplacés ultérieurement par des ouvrages maçonnés), fut reconstruit après 1681 pour René Trossard, un riche bourgeois orléanais. Son architecture reflète les caractéristiques des châteaux solognots, avec un corps longitudinal cantonné de pavillons carrés, typiques des constructions de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle.
À l'origine résidence seigneuriale, le château fut transformé en pavillon de chasse à la fin du XVIIIe siècle, avant de subir d'importantes modifications au XIXe siècle pour s'adapter aux nouveaux standards de confort des résidences aristocratiques. La chapelle actuelle, datée de 1810, remplace un premier lieu de culte situé dans l'un des pavillons. Les intérieurs d'origine n'ont pas été conservés, mais les façades et toitures des éléments les plus anciens (fin XVIIe siècle), ainsi que la chapelle et les communs, ont été protégés par une inscription aux Monuments Historiques en 1989.
Le site illustre l'évolution des demeures seigneuriales en Sologne, passant de forteresses médiévales à des résidences d'agrément, puis à des habitations adaptées aux modes de vie des XIXe et XXe siècles. Les fossés, bien que partiellement comblés ou modifiés, rappellent encore son origine défensive, tandis que les pavillons est, jumelés, structurent une cour d'honneur caractéristique des châteaux de la région. La précision de sa localisation reste cependant médiocre (niveau 5/10), selon les sources disponibles.