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Château de Longues-Aygues à Nègrepelisse dans le Tarn-et-Garonne

Château de Longues-Aygues

    1155 Route de Vaissac
    82800 Nègrepelisse
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1904
Début des travaux
1962
Vente du domaine
1964
Ouverture de la postcure
30 octobre 2019
Classement Monument Historique
1er quart du XXe siècle
Construction du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château de Longues-Aygues et son parc, en totalité, à l'exclusion des extensions et des aménagements sportifs contemporains, sis 1155 route de Vaïssac, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. ZL 30, 178, 179) : inscription par arrêté du 30 octobre 2019

Personnages clés

Henriette Mignard (1867–1948) - Commanditaire du château Veuve Vaïsse-Cibiel, héritière du domaine.
Germain Olivier - Architecte Conçoit le château, l’une de ses premières œuvres.
André Marie - Acquéreur en 1962 Fonde la postcure psychiatrique en 1964.

Origine et histoire

Le château de Longues-Aygues, situé à Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne), est construit au 1er quart du XXe siècle sous la direction de l’architecte Germain Olivier, alors tout juste diplômé. Il remplace une ancienne maison de maître appartenant à la famille Vaïsse-Cibiel. Le projet initial prévoyait une transformation minime, mais le choix final fut une reconstruction quasi totale, avec un corps central à trois niveaux encadré de deux tours carrées et deux ailes en exèdre. Les façades jouent sur la polychromie des matériaux : brique pour les chaînages, terre cuite vernissée pour les tuiles et balustres, et sgraffites sur les tours. À l’intérieur, la distribution d’origine a été globalement préservée, sauf au rez-de-chaussée sud, recloisonné pour un usage médical après 1962.

Le château est commandé par Henriette Mignard (1867–1948), veuve de Joseph Vaïsse-Cibiel, qui hérite du domaine familial de plusieurs centaines d’hectares. Les travaux débutent en 1904, marquant l’une des premières réalisations de Germain Olivier. Le parc, initialement plus étendu (au-delà des 6 hectares actuels), présente une composition classique avec des essences courantes, suggérant l’intervention d’un paysagiste local. Un terrain de tennis, présent dès l’origine, y côtoie aujourd’hui une piscine et une salle de sport, ajoutés postérieurement. Le domaine inclut aussi un boulodrome.

En 1962, le château est vendu à André Marie, qui y fonde en 1964 le premier établissement de postcure psychiatrique de France. Le bâtiment subit des agrandissements entre 1967–1968, puis une extension en 1997, reliée par une galerie souterraine. Malgré ces modifications, le château et son parc (hors aménagements contemporains) sont inscrits aux Monuments Historiques par arrêté du 30 octobre 2019, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Les décors intérieurs, le mobilier d’époque et les photographies anciennes attestent de la conservation partielle de son état d’origine.

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