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Château de Mandajors dans le Gard

Gard

Château de Mandajors

    4184 Mandajors
    30480 Saint-Paul-la-Coste

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du château
1684
Décès de Pierre des Ours
1702
Occupation par les dragons
17 novembre 1702
Attaque des Camisards
9 février 1703
Destruction du château
1999 et 2006
Restauration de la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre des Ours - Dernier seigneur de Mandajors Enterré dans la chapelle en 1684.
Rolland - Chef camisard Incendia le château en 1703.

Origine et histoire

Le château de Mandajors, construit au XIIe siècle sur un éperon rocheux le long du chemin royal, appartenait au seigneur de Mandajors. Il était situé dans le diocèse d'Alais et dominait une juridiction de 25 « feux ». Ses principales ressources locales étaient les châtaignes et les mûriers, avec peu de vin ou de blé. La région, marquée par une économie rurale, dépendait de la production de cerceaux issus des taillis de châtaigniers.

Noble Pierre des Ours, dernier seigneur de Mandajors, décéda en 1684 à 80 ans et fut enterré dans la chapelle du château. Après sa mort, le château passa aux barons d'Alais et fut abandonné jusqu’en 1702, quand une garnison royale y fut installée pendant la guerre des Camisards. Les dragons du Roi y furent stationnés pour surveiller les protestants, mais le site, isolé et difficile à ravitailler, devint une cible. Le 17 novembre 1702, un convoi de ravitaillement fut attaqué par les Camisards, entraînant des combats répétés.

En 1703, les soldats royaux démolirent partiellement le château pour empêcher son utilisation par les Camisards. Le 9 février de la même année, le chef camisard Rolland y mit le feu, ne laissant que des ruines. Aujourd’hui, subsistent la chapelle — toujours utilisée comme lieu de culte et considérée comme le plus petit temple protestant de France —, des sous-sols taillés dans le rocher, des vestiges de tours et un four à pain. La chapelle, restaurée en 1999 et 2006, conserve sa toiture en lauzes.

Architecturalement, le château comprenait un corps principal flanqué de deux tours, selon une mine de plomb du XIIIe siècle appartenant à la famille Chamsky-Mandajors. Sa position stratégique en faisait un point de contrôle clé durant les conflits religieux des Cévennes. La chapelle, seul élément intact, témoigne de son passé seigneurial et militaire.

Liens externes