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Château de Monségou dans le Tarn

Tarn

Château de Monségou


    81260 Lamontélarié
Phototypie Labouche

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1437
Concession des forges
25 mars 1628
Emprisonnement de Maroule
XVIe siècle
Guerres de Religion
1751
Mariage de Marie de Monségou
27 octobre 1761
Reconstruction des forges
8 février 1766
Naissance de Jean-Gaston de Pins
1860
Fermeture des forges
1876
Crue et destruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille d'Huc de Monségou - Propriétaire initial Seigneurs du château dès le XVe.
Mr Maroule - Avocat protestant Emprisonné en 1628 au château.
Marie de Monségou - Héritière du domaine Épouse Paul de Pins en 1751.
Paul de Pins - Nouveau propriétaire Famille puissante du XVIIIe siècle.
Jean-Gaston de Pins - Évêque catholique Né au château en 1766.
Jean-Jacques Vieu - Dernier maître de forge Actif avant la fermeture en 1860.

Origine et histoire

Le château de Monségou, aussi appelé château de Montségou, est construit au XVe siècle sur les bords de l'Agout, à Lamontélarié, dans le Tarn. Il appartenait initialement à la famille de Séguy, puis rapidement à la famille d'Huc de Monségou. Le domaine était prospère grâce à ses ressources en fer, exploitées depuis l'époque gallo-romaine, et ses forges, attestées dès 1437 mais détruites lors des guerres de Religion.

Au XVIe siècle, le château est un lieu stratégique, notamment lors des rébellions huguenotes du début du XVIIe siècle. En 1628, un avocat protestant de Béziers, Mr Maroule, y est emprisonné après son arrestation. Les forges, reconstruites en 1761, ferment définitivement en 1860, et sont rasées lors d'une crue en 1876.

Le château passe dans la famille de Pins au XVIIIe siècle après le mariage de Marie de Monségou avec Paul de Pins. Jean-Gaston de Pins, futur évêque catholique, y naît probablement en 1766. L'architecture du château, sobre et disciplinée, comprend un donjon rectangulaire et une tourelle, avec pour seule ornementation notable le blason de la famille d'Huc de Monségou.

La famille d'Huc de Monségou, originaire du Languedoc, s'éteint en 1899 avec Philippe d'Huc, mais son nom perdure dans la famille Delcassé. Le château est également mentionné dans la littérature, notamment dans Le cardinal de Monségou de Jacques Studer.

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