Construction principale XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Période Renaissance, structure en brique rouge
XIXe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XIXe siècle (≈ 1865)
Modifications sous Napoléon III, perte des échauguettes
1982
Inscription MH
Inscription MH 1982 (≈ 1982)
Protection du salon et des communs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Catherine de Médicis - Reine de France
Pied-à-terre au château de Montlaur
Origine et histoire
Le château de Montlaur, situé au sommet d’une colline au-dessus du village, est un édifice principalement construit aux XVIe et XVIIe siècles, bien que des vestiges d’un château-fort antérieur, datant de l’époque des Cathares, soient encore visibles autour de l’ancien moulin. L’édifice, en brique rouge caractéristique de la région toulousaine, fut profondément remanié sous Napoléon III, perdant alors ses échauguettes d’angle et sa tour « Clémence Isaure », remplacée par une chapelle. Les transformations du XIXe siècle ont également modifié les fenêtres (retrait des meneaux) et remplacé le mur crénelé de la cour par une grille. À l’intérieur, un salon conserve des papiers peints du milieu du XIXe siècle, représentant les monuments parisiens.
Le château est connu pour avoir servi de pied-à-terre à Catherine de Médicis, soulignant son importance historique dans la région. Il se compose d’un avant-corps central, de deux ailes en retour et d’un bâtiment de communs. Inscrit aux monuments historiques en 1982, sa protection couvre spécifiquement le salon avec son décor de papier peint et les façades/toitures des communs. Le site est lié au Lauragais, ancien « Pays de Cocagne », réputé pour sa richesse agricole, notamment la culture du pastel et du blé.
La commune de Montlaur, rurale et proche de Toulouse, conserve un patrimoine architectural marqué par ce château, symbole de son histoire médiévale et renaissante. Le monument s’inscrit dans un paysage de collines et de plaines fertiles, typique du pays toulousain, aujourd’hui influencé par l’attraction économique de l’agglomération toulousaine.