Château de Nègrepelisse dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Nègrepelisse

  • Le Bourg 
  • 82800 Nègrepelisse
Château de Nègrepelisse
Château de Nègrepelisse
Château de Nègrepelisse
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Construction du château
3e quart XIIIe siècle
Construction initiale
XVe siècle
Remaniement médiéval
1622
Prise par Louis XIII
1773
Représentation par Fragonard
1845
Démolition partielle
1997-2001
Travaux de conservation
2012-2014
Réhabilitation moderne
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris son emprise au sol (cad. G 1221) : inscription par arrêté du 26 juin 1989

Personnages clés

Louis XIII Roi de France responsable de la prise et de la destruction partielle du château en 1622.
Jean-Honoré Fragonard Peintre ayant représenté le château en 1773.
Pierre Jacques Onésyme Bergeret de Grancourt Fermier-général et comte de Nègrepelisse, propriétaire du château au XVIIIe siècle.

Origine et histoire du Château de Nègrepelisse

Le château de Nègrepelisse, situé sur la commune du même nom dans le Tarn-et-Garonne, est un ancien château fort aux origines médiévales. Selon la tradition, il remonterait à la fin du XIIIe siècle et constituait le troisième maillon de l'implantation royale dans la vallée de l'Aveyron. Il se situe au nord-est du bourg, une bastide royale fondée en 1273, à 91 mètres d'altitude, dominant un coude de l'Aveyron. Au XVe siècle, l'édifice a fait l'objet d'une remise au goût du jour. Représenté sur un dessin de Jean-Honoré Fragonard en 1773, il était alors un bâtiment particulièrement imposant, élevé sur un plan quadrangulaire flanqué de quatre tours rondes et d'un donjon rectangulaire, entouré de fossés. La Révolution a entraîné des destructions partielles et des pillages, puis, après l'abandon d'un projet de transformation en prison, l'édifice a été vendu par lots en 1845 et la majeure partie démolie ; l'ensemble a finalement été arasé. Il reste toutefois la cave voûtée, aujourd'hui à ciel ouvert, sur laquelle avait été édifié le logis du XVe siècle. Pendant la crise de 1622, Nègrepelisse, place-forte des Calvinistes, fut prise, mise en pièces et brûlée par Louis XIII les 10 et 11 juin 1622 en représailles du massacre de la garnison royale en décembre 1621 ; le château, situé à l'écart, se rendit le 11 juin. Au XVIIIe siècle, le château appartenait à Pierre Jacques Onésyme Bergeret de Grancourt (1715-1785), fermier-général et comte de Nègrepelisse, qui y reçut le peintre Fragonard en 1773. Laissé à l'abandon après 1846, le site a été acquis par la commune en 1850 et transformé en esplanade, puis a fait l'objet de travaux de conservation entre 1997 et 2001. Au début des années 2010, la commune a lancé un projet de valorisation ; des fouilles de l'Institut national de recherches archéologiques préventives ont précédé des travaux de réhabilitation et de reconstruction menés de septembre 2012 à janvier 2014 afin d'accueillir La Cuisine, centre d'art et de design. Le projet, revisité par le cabinet d'architecture RCR, a permis l'inauguration du centre le 14 juin 2014 ; celui-ci a fermé le 21 décembre 2022. Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 26 juin 1989. Depuis 2014, le site accueille chaque été en juillet le festival musical « Les voix au château ».

Liens externes