Premier château mentionné XIVe siècle (≈ 1450)
Présence attestée d'un édifice antérieur.
1786
Début de la construction actuelle
Début de la construction actuelle 1786 (≈ 1786)
Érection du château moderne.
1830
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1830 (≈ 1830)
Fin des aménagements principaux.
17 juin 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 17 juin 1992 (≈ 1992)
Protection des façades et éléments intérieurs.
5 juillet 1993
Classement partiel
Classement partiel 5 juillet 1993 (≈ 1993)
Pièces du premier étage classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Structures et vestiges archéologiques contenus dans le sol de la parcelle 22 ; ensemble des façades et toitures du corps de logis avec ses deux tours et des bâtiments de communs, y compris le pigeonnier ; dans le corps du logis : grand escalier ; au rez-de-chaussée, cheminée du vestibule ; au premier étage, cheminées du petit salon et de la chambre gothique dans l'aile est ; au deuxième étage, huit cheminées et trois alcôves des chambres (cad. D 21, 22) : inscription par arrêté du 17 juin 1992 ; Pièces du premier étage, avec leurs décors, de l'aile nord du château : salle à manger, bibliothèque, billard, grand salon blanc (cad. D 22) : classement par arrêté du 5 juillet 1993.
Personnages clés
Charles-Étienne-François Ruty - Général et propriétaire post-Révolution
Acquiert le château après 1789.
Origine et histoire
Le château de Noironte, situé dans le village éponyme du département du Doubs, trouve ses origines au XIVe siècle, où un premier édifice est mentionné à son emplacement. L’actuel château, construit à partir de 1786, s’achève en 1830 après des travaux s’étalant sur plusieurs décennies, avec des aménagements intérieurs et extérieurs poursuivis jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Son architecture se distingue par deux corps de logis en équerre, flanqués de tours ronde et carrée, tandis que ses charpentes, inspirées de Philibert Delorme, témoignent d’un savoir-faire artisanal remarquable.
Après la Révolution française, le domaine devient la propriété du général Charles-Étienne-François Ruty, natif et décédé à Besançon. Ce changement de mains marque une nouvelle phase pour le château, qui conserve cependant son caractère aristocratique. Les éléments les plus notables, comme le grand escalier, les cheminées ornées ou les alcôves du deuxième étage, reflètent le faste des XVIIIe et XIXe siècles. Le monument est partiellement inscrit aux Monuments Historiques en 1992, puis classé en 1993 pour ses pièces du premier étage, dont la salle à manger, la bibliothèque et le grand salon blanc.
Les communs et le parc, aménagés au début du XIXe siècle, complètent un ensemble architectural cohérent, mêlant héritage médiéval et transformations modernes. Bien que des compléments décoratifs aient été ajoutés à la fin du XIXe siècle, la structure principale reste fidèle à sa conception d’origine. Aujourd’hui, le château illustre l’évolution des résidences seigneuriales en Franche-Comté, entre fonction défensive initiale et rôle résidentiel ultérieur, tout en abritant des vestiges archéologiques protégés.
La localisation centrale du château dans le village de Noironte, ainsi que son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques, en font un patrimoine local majeur. Les façades, toitures, tours et pigeonnier, mais aussi les décors intérieurs (cheminées, alcôves), sont autant d’éléments préservés qui attestent de son importance historique et architecturale. Les sources, comme la base Mérimée ou Wikipedia, soulignent son ancrage territorial et sa valeur patrimoniale dans le Doubs.
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