Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Pépinvast au Vicel dans la Manche

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de plaisance

Château de Pépinvast

    6 Route de Pepinvast
    50760 Le Vicel
Propriété privée
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Château de Pépinvast
Crédit photo : Xfigpower - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
XVIe siècle
Première mention des seigneurs
1730
Reconstruction du château
1819
Acquisition par Jean Le Marois
1870
Fondation du haras
1968
Destruction des façades XIXe
1992
Classement partiel
2009
Rachat par un descendant
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Sellerie, lavoir et terrasse avec ses murs de soutènement dans le parc (cad. A 144, 147, 152) : inscription par arrêté du 20 novembre 1992

Personnages clés

Guy d'Aigremont - Seigneur de Pépinvast Premier membre connu en 1529.
Nicolas d'Aigremont - Reconstructeur du château Fait bâtir l’édifice vers 1730.
Jean Le Marois - Général comte d’Empire Propriétaire de 1819 à 1836.
Jules Polydore Le Marois - Héritier et transformateur Ajoute les façades éclectiques au XIXe.
Jean Polydore Le Marois - Fondateur du haras Développe le domaine en 1870.
Jean-Marie d'Aigremont - Dernier acquéreur Rachète le château en 2009.

Origine et histoire

Le château de Pépinvast, édifié au XVIIIe siècle sur les ruines d’un manoir plus ancien, est situé dans le Cotentin, sur la commune du Vicel (Manche, Normandie). Il appartient initialement à la famille d’Aigremont, seigneurs du lieu depuis le XVIe siècle. En 1730, Nicolas d’Aigremont en entreprend la reconstruction, marquant le début de son architecture actuelle, sobre et rectangulaire, avec un étage et des combles à lucarnes. Le domaine, agrandi et embelli aux XIXe siècle par les Le Marois, connaît alors son apogée avec des ajouts néogothiques et néo-Renaissance, aujourd’hui disparus.

À partir de 1819, le général Jean Le Marois, comte d’Empire, acquiert le château après la chute de Napoléon et y réside jusqu’à sa mort en 1836. Son fils, Jules Polydore, puis son petit-fils, Jean Polydore, transforment radicalement l’édifice en ajoutant deux façades ornées (clochetons, mâchicoulis, bow-window) et en développant un haras réputé en 1870. Le domaine emploie alors une centaine de personnes sur 300 hectares, symbolisant la prospérité de l’époque. Ces façades, dégradées, sont détruites en 1968, rétablissant l’aspect originel du XVIIIe siècle.

Le château conserve des éléments remarquables comme une sellerie du XIXe siècle, équipée d’un poêle en faïence pour entretenir le cuir, et un pavillon de chasse à la toiture orientale. Le parc, ouvert lors des Journées du patrimoine, abrite aussi un lavoir et une terrasse classés monuments historiques depuis 1992. En 2009, Jean-Marie d’Aigremont, descendant de la famille fondatrice, rachète le domaine, clôturant un cycle de transmissions entre familles nobles et bourgeoises.

L’histoire du château reflète les mutations architecturales et sociales de la Normandie, des seigneurs féodaux (d’Aigremont) aux élites post-révolutionnaires (Le Marois). Son haras, ses communs ornés de tuiles vernissées (tafettes) et ses décors en terre cuite témoignent d’un patrimoine artisanal et agricole préservé, malgré la disparition des extensions du XIXe siècle. Aujourd’hui, le site allie mémoire aristocratique et ouverture au public, à travers son parc et ses vestiges classés.

Liens externes