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Château de Perricard dans le Lot-et-Garonne

Lot-et-Garonne

Château de Perricard

    603 Chateau de Perricard
    47500 Montayral

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1400
Première mention des Raffin
1565
Achèvement du château
1600–1609
Conflit pour la propriété
1610
Construction de la chapelle
1779
Vente à La Fabrie de la Sylvestrie
22 février 1927
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Pierre de Raffin - Seigneur vers 1400 Premier propriétaire connu de Perricard.
Antoine de Raffin - Seigneur et bâtisseur Acheva le château en 1565.
Anne de Bezolles - Propriétaire après procès Modernisa le château et ajouta la chapelle.
François de La Goutte de La Pujade - Marquis de Perricard Éleva la seigneurie en marquisat.
François de Laffargue - Propriétaire au XIXe siècle Divisa le château en deux exploitations.
François de La Fabrie de la Sylvestrie - Acheteur en 1779 Acquit la seigneurie pour 121 000 livres.

Origine et histoire

Le château de Perricard, situé sur la commune de Montayral (Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine), trouve ses origines à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. La famille Raffin, originaire du Rouergue, en est la première propriétaire attestée. Pierre de Raffin, seigneur vers 1400, transmet le domaine à ses descendants, dont Armand Ier de Raffin, probable initiateur de la construction. Une inscription disparue, datée de 1565, attribuait à Antoine de Raffin l’achèvement des travaux, notamment la grosse tour sud-ouest et ses décors sculptés (bâtons écotés, rosaces, fleurs de lys), réalisés par un atelier cadurcien.

Les conflits familiaux marquent l’histoire du château. En 1600, Anne de Bezolles, veuve de Jean de Raffin (tué en duel en 1598), obtient par jugement la propriété du château après une longue bataille juridique contre ses beaux-parents. En 1609, les Raffin s’en emparent violemment avant d’être expulsés par ordre du parlement de Bordeaux. Anne de Bezolles modernise alors le château, y ajoutant une chapelle vers 1610. La seigneurie passe ensuite aux mains des familles de La Goutte de La Pujade (qui l’élève au rang de marquisat au XVIIe siècle) et de Montalembert, avant d’être vendue en 1779 à François de La Fabrie de la Sylvestrie.

Au XIXe siècle, le château est divisé en deux propriétés agricoles : l’aile est devient une grange-étable en 1861, tandis que l’aile ouest, partiellement ruinée, est transformée en ferme. Malgré ces modifications, l’aile sud conserve des éléments remarquables, comme une cuisine monumentale, des chambres à plafonds peints et des cheminées sculptées. Le château, représentatif de l’architecture Renaissance agenaise avec son plan quadrangulaire et ses tours d’angle, est inscrit à l’inventaire des monuments historiques le 22 février 1927.

Les sources archéologiques manquent pour retracer précisément les phases de construction. Cependant, la tour rectangulaire sud-est, la plus ancienne, suggère une origine médiévale, peut-être une maison-forte antérieure. Les transformations successives reflètent les enjeux sociaux et économiques de la région, depuis les luttes seigneuriales de la Renaissance jusqu’à l’adaptation aux besoins agricoles sous la Restauration. Le château reste un témoignage des dynamiques patrimoniales du Haut-Agenais, lié à des familles influentes comme les Raffin, les La Goutte ou les Montalembert.

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