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Château de Quinsonnas dans l'Isère

Château de Quinsonnas

    165 Impasse du Château
    38300 Sérézin-de-la-Tour

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1224
Don du fief de Quinsonnas
27 octobre 1609
Acquisition par Lesdiguières
17 août 1611
Échange contre Vizille
XVIIe siècle
Rénovation majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Berlion de la Tour - Seigneur et donateur Cède Quinsonnas en 1224 à son frère.
Jocelyn Viguier de Romans - Bénéficiaire du fief Reçoit Quinsonnas de son frère en 1224.
François de Bonne de Lesdiguières - Dernier connétable de France Propriétaire de 1609 à 1611, plante les tilleuls.
Arthus Pourroy - Seigneur de Quinsonnas (1597–1679) Maître à la chambre des comptes de Dauphiné.

Origine et histoire

Le château de Quinsonnas est un ancien château fort dont les origines remontent au XIIe siècle, bien que ses structures actuelles aient été profondément remaniées au XVIIe siècle. Situé sur une colline de Sérézin-de-la-Tour, dans le département de l’Isère, il se distingue par ses deux tours circulaires médiévales encore visibles au nord. L’édifice, aujourd’hui fermé au public, conserve des traces de son passé militaire tout en intégrant des éléments architecturaux classiques, comme un logis sud symétrique et une cour centrale comblée.

En 1224, Berlion de la Tour céda la jouissance du fief de Quinsonnas à son frère, Jocelyn Viguier de Romans, marquant l’une des premières mentions historiques du domaine. Le château changea de mains à plusieurs reprises, notamment en 1609, lorsque François de Bonne de Lesdiguières, dernier connétable de France, en devint propriétaire. Il l’échangea deux ans plus tard contre le marquisat de Vizille, où il érigea le célèbre château du même nom. Les tilleuls de la cour principale de Quinsonnas, toujours présents, auraient été plantés sur son ordre.

Au XVIIe siècle, les propriétaires entreprirent une recomposition majeure du château pour en faire une résidence plus symétrique et monumentale. Le logis sud, le mieux conservé, se compose de deux pavillons encadrant un grand porche, tandis que le logis est repose sur des pièces voûtées à demi excavées. Le domaine inclut également des dépendances récentes et une seconde cour, offrant une vue imprenable sur la vallée de la Bourbre et le massif de la Chartreuse. La famille de Quinsonnas, notamment Arthus Pourroy (1597–1679), maître à la chambre des comptes de Dauphiné, marqua durablement l’histoire du lieu.

Bien que le château ne soit pas accessible au public, son emplacement stratégique entre Sérézin-de-la-Tour et Nivolas-Vermelle, ainsi que sa proximité avec la gare de Cessieu, en fait un site historique notable de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Son architecture mêle héritage médiéval et transformations classiques, reflétant les évolutions politiques et sociales du Dauphiné à travers les siècles.

Liens externes