Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Partie centrale du château édifiée.
1781
Bataille de Yorktown
Bataille de Yorktown 1781 (≈ 1781)
Victoire du maréchal de Rochambeau.
1807
Mort du maréchal
Mort du maréchal 1807 (≈ 1807)
Chambre conservée intacte depuis.
1841
Mur de soutènement
Mur de soutènement 1841 (≈ 1841)
Construction après effondrement de falaise.
1873
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1873 (≈ 1873)
Œuvre de l’Abbé Brisacier.
12 septembre 1969
Première protection MH
Première protection MH 12 septembre 1969 (≈ 1969)
Façades et toitures inscrites.
16 octobre 2000
Seconde protection MH
Seconde protection MH 16 octobre 2000 (≈ 2000)
Chapelle et communs inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château (à l'exclusion du bâtiment des communs et de la chapelle) (cad. AI 89) : inscription par arrêté du 12 septembre 1969 - La chapelle et les communs formant l'hémicycle faisant face au château, lieudit Le Château (cad. AI 87, 89) : inscription par arrêté du 16 octobre 2000
Personnages clés
Maréchal de Rochambeau - Propriétaire et militaire
Remaniera le château au XVIIIe siècle.
Abbé Brisacier - Architecte et sculpteur
Conçut la chapelle en 1873.
Honoré de Balzac - Écrivain
Évoqua l’allée de tilleuls.
Origine et histoire
Le château de Rochambeau, situé à Thoré-la-Rochette dans le Loir-et-Cher, est une ancienne gentilhommière dont la partie centrale date du XVIe siècle. Il a été profondément remanié au XVIIIe siècle par le maréchal de Rochambeau, qui y ajouta deux pavillons carrés et des toitures à la Mansart. Ce monument, toujours propriété de la famille Vimeur de Rochambeau depuis le XVIe siècle, est marqué par l’histoire militaire française, notamment grâce à l’engagement du maréchal lors de la guerre d’indépendance américaine, dont la bataille de Yorktown en 1781.
Au XIXe siècle, le château subit de nouvelles transformations, notamment après l’effondrement d’une falaise en 1841, nécessitant la construction d’un mur de soutènement néoclassique. Ce mur, flanqué de deux tours et intégrant une chapelle centrale, fut complété par des communs. La chapelle, édifiée en 1873 par l’Abbé Brisacier – un curé démissionnaire devenu architecte et sculpteur – ajoute une dimension religieuse et artistique au site. L’Abbé Brisacier, connu pour ses restaurations d’églises tourangelles et ses œuvres comme la statue de la Vierge Marie à Lourdes, a également conçu les plans de Notre-Dame-de-France à Jérusalem.
Le domaine inclut une allée de tilleuls bicentenaires, tracée par le maréchal de Rochambeau sur 2,8 km le long du Loir. Cette allée, décrite par Honoré de Balzac dans Louis Lambert, servait de lieu de promenade pour les élèves du Collège des Oratoriens de Vendôme. Le château abrite aussi des grottes creusées dans le coteau, certaines potentiellement occupées à l’époque préhistorique. Inscrit aux Monuments historiques depuis 1969 pour ses façades et toitures, puis en 2000 pour sa chapelle et ses communs, le château allie patrimoine architectural, littéraire et militaire.
La chambre du maréchal, conservée en l’état depuis sa mort en 1807, témoigne de l’authenticité historique du lieu. Le puisard, ancien théâtre circulaire ouvert creusé dans la roche et autrefois planté de vignes, illustre l’ingéniosité des aménagements paysagers du domaine. Aujourd’hui propriété privée, le château de Rochambeau reste un symbole du patrimoine vendômois, mêlant histoire locale, architecture et mémoire littéraire.
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