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Château de Saint-Amadour en Mayenne

Mayenne

Château de Saint-Amadour

    625 Saint-Amadour
    53800 La Selle-Craonnaise

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première mention écrite
1547
Attestation de la chapelle
XVIIe siècle
Construction du château actuel
1778
Subvention royale
fin XIXe siècle
Disparition de la chapelle
début XXe siècle
Modernisation agricole
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Famille Hullin - Constructeurs du château Bâtisseurs au XVIIe siècle
Victor de Broglie - Modernisateur agricole Centre d’innovations au XXe siècle
Famille de Saint-Amadour - Lignée seigneuriale Portait *trois têtes de loup*

Origine et histoire

Le château de Saint-Amadour, situé à La Selle-Craonnaise dans le département de la Mayenne, est mentionné dès le XIIe siècle sous le nom P. de Sancto Amatore dans le cartulaire de l’abbaye de la Roë. Les archives révèlent des évolutions toponymiques successives : G. de Saint Amador (1474), G. de Saint Amadour (1529), puis seigneurie de Saint Amador (1543), reflétant son statut de terre seigneuriale mouvante de l’Ile-Tison, dotée de droits limités (basse justice) jusqu’à son expansion au XVIIIe siècle comme centre de vastes domaines agricoles.

Construite au XVIIe siècle par la famille Hullin, la demeure se distingue par une façade nord surélevée sur une terrasse, offrant une vue sur un paysage boisé, tandis que la façade sud, agrémentée d’une aile en retour et d’un salon d’hiver ajouté à la fin du XIXe siècle, domine pelouses et étangs. Le parc, structuré en quinconce, et les tapisseries historiques (comme les Amours de Gombault et Macée) témoignent de son prestige. La chapelle, attestée en 1547, fut supprimée à la fin du XIXe siècle.

Au XVIIIe siècle, le château devient un pôle d’innovation agricole sous l’impulsion de Victor de Broglie, diffusant dans le Craonnais des méthodes modernes d’élevage et de culture. La famille de Saint-Amadour, alliée à des lignées nobles comme les d’Avaugour ou les Montmorency, porte de gueules à trois têtes de loup d’argent et disparaît au milieu du XVIIe siècle. Le domaine illustre ainsi l’évolution des seigneuries locales, entre pouvoir féodal et adaptation aux enjeux économiques.

Les archives mentionnent des subventions royales, comme les 400 livres accordées en 1778 pour la construction d’un chemin reliant Saint-Amadour à Barberelle, soulignant son rôle dans l’aménagement territorial. Les sources (Angot, Cassini, chartriers de Craon) confirment son importance historique, entre héritage médiéval et transformations des XVIIe–XIXe siècles.

Liens externes