Première mention écrite XIIe siècle (≈ 1250)
Cartulaire de l’abbaye de la Roë (*P. de Sancto Amatore*)
1547
Attestation de la chapelle
Attestation de la chapelle 1547 (≈ 1547)
Mentionnée dans les archives avant suppression
XVIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel XVIIe siècle (≈ 1750)
Œuvre de la famille Hullin
1778
Subvention royale
Subvention royale 1778 (≈ 1778)
400 livres pour un chemin local
fin XIXe siècle
Disparition de la chapelle
Disparition de la chapelle fin XIXe siècle (≈ 1995)
Suppression lors de rénovations
début XXe siècle
Modernisation agricole
Modernisation agricole début XXe siècle (≈ 2004)
Rôle de Victor de Broglie
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Famille Hullin - Constructeurs du château
Bâtisseurs au XVIIe siècle
Victor de Broglie - Modernisateur agricole
Centre d’innovations au XXe siècle
Famille de Saint-Amadour - Lignée seigneuriale
Portait *trois têtes de loup*
Origine et histoire
Le château de Saint-Amadour, situé à La Selle-Craonnaise dans le département de la Mayenne, est mentionné dès le XIIe siècle sous le nom P. de Sancto Amatore dans le cartulaire de l’abbaye de la Roë. Les archives révèlent des évolutions toponymiques successives : G. de Saint Amador (1474), G. de Saint Amadour (1529), puis seigneurie de Saint Amador (1543), reflétant son statut de terre seigneuriale mouvante de l’Ile-Tison, dotée de droits limités (basse justice) jusqu’à son expansion au XVIIIe siècle comme centre de vastes domaines agricoles.
Construite au XVIIe siècle par la famille Hullin, la demeure se distingue par une façade nord surélevée sur une terrasse, offrant une vue sur un paysage boisé, tandis que la façade sud, agrémentée d’une aile en retour et d’un salon d’hiver ajouté à la fin du XIXe siècle, domine pelouses et étangs. Le parc, structuré en quinconce, et les tapisseries historiques (comme les Amours de Gombault et Macée) témoignent de son prestige. La chapelle, attestée en 1547, fut supprimée à la fin du XIXe siècle.
Au XVIIIe siècle, le château devient un pôle d’innovation agricole sous l’impulsion de Victor de Broglie, diffusant dans le Craonnais des méthodes modernes d’élevage et de culture. La famille de Saint-Amadour, alliée à des lignées nobles comme les d’Avaugour ou les Montmorency, porte de gueules à trois têtes de loup d’argent et disparaît au milieu du XVIIe siècle. Le domaine illustre ainsi l’évolution des seigneuries locales, entre pouvoir féodal et adaptation aux enjeux économiques.
Les archives mentionnent des subventions royales, comme les 400 livres accordées en 1778 pour la construction d’un chemin reliant Saint-Amadour à Barberelle, soulignant son rôle dans l’aménagement territorial. Les sources (Angot, Cassini, chartriers de Craon) confirment son importance historique, entre héritage médiéval et transformations des XVIIe–XIXe siècles.
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