Origine et histoire du Château de Saint-Germain-de-Confolens
Le château de Saint-Germain-de-Confolens est un ancien château fort dont les vestiges, datant principalement du XVe siècle, se dressent sur une assise rocheuse parallèle à la Vienne, à son confluent avec l'Issoire. Cette forteresse contrôlait un pont stratégique franchissant la rivière, soulignant son importance militaire et économique dans la région. Les ruines actuelles, inscrites aux monuments historiques, comprennent deux tours rondes de 18 mètres de haut, un donjon carré du XIIe siècle, et les restes d'une chapelle castrale du XIIe siècle, aujourd'hui église paroissiale Saint-Vincent.
Les premiers seigneurs attestés sont Hélie en 1073 et Conis en 1087. Le château passe ensuite aux comtes de la Marche, puis aux familles de Mortemart et Rochechouart par mariage. En 1498, il est vendu à Gauthier de Pérusse des Cars, avant d'être pris par les protestants en 1570, puis repris par Jean des Cars. Au XVIIIe siècle, il entre dans la famille d'Armentières par alliance. Après la Révolution, le château est vendu comme bien national, démantelé, puis ses ruines sont rachetées en 1900 par le curé Laffay, avant d'être cédées à l'évêché puis au syndicat d'initiative de Confolens.
Architecturalement, le château combine des éléments défensifs des XIIe, XIIIe et XVe siècles : un donjon carré, une tour du Puits, deux grosses tours rondes à trois étages, et une tour de la Cuisine à six niveaux. Une particularité notable est la forme des tours, rondes à l'extérieur mais carrées à l'intérieur. La chapelle castrale, en croix grecque avec une crypte, est un rare exemple d'architecture religieuse castrale. Les vestiges, protégés depuis 1925 et étendus en 2016, illustrent l'évolution d'une forteresse médiévale en un site historique préservé.
La protection du château s'étend aux ruines inscrites en 1925, au site castral dans son intégralité (hors presbytère) en 2016, et à la chapelle classée depuis 1973. Ces mesures reflètent la valeur patrimoniale d'un monument marqué par des siècles de conflits, d'alliances familiales et de transformations architecturales, tout en restant ancré dans le paysage fluvial de la Charente.