Château de Saint-Hénis en Maine-et-Loire

Château de Saint-Hénis

  • 49220 au Lion-d'Angers
Crédit photo : Auteur inconnuUnknown author - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1340
Mariage de Jeanne de Mathefelon
XIVe siècle
Première mention du domaine
1526
Fondation de la chapelle
1622
Changement de propriétaire
XVIe siècle
Réaménagement du manoir
1810
Construction du logement
1991-1992
Création du jardin
1998
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble du château avec son enceinte et ses jardins, entouré de douves, ainsi que les grandes avenues plantées rayonnant à l'entour (cad. B 235 (douves) , 236 à 238 (jardins) , 239 à 242 (bâtis château et communs) , 514, 234 (allée ancienne) , 257 (avenue) , 243 (partie d'avenue) , 280 (allée 19e) , 248 (allée nord) ) : inscription par arrêté du 15 juillet 1998

Personnages clés

Jeanne de Mathefelon Membre de la famille de Mathefelon, mariée à Olivier d'Andigné.
Olivier d'Andigné Époux de Jeanne de Mathefelon, passant le domaine à la famille d'Andigné.
Jean d'Andigné Fondateur de la chapelle Saint-Sébastien en 1526.
Mathurin d'Andigné Valet-tranchant de François Ier, commandant du château de Craon, impulsant le réaménagement du manoir.
Anne de Franquetot Baron de Saint-Hénis, donnant son nom au château.
Joseph Lemarié de Lespinay Conseiller du présidial d'Angers, propriétaire du domaine au début du XVIIIe siècle.
Pierre Ayrault Propriétaire du château en 1713, conservé par la famille Ayrault jusqu'au XIXe siècle.
Pierre-Gustave Ayrault de Saint-Hénis Propriétaire du château jusqu'en 1891.

Origine et histoire

Le château de Saint-Hénis, à Andigné (Maine-et-Loire), est un vaste ensemble fortifié des XVe-XVIe siècles, organisé autour d'une cour, d'une basse-cour et d'un jardin et entouré de douves. Le domaine, mentionné dès le XIVe siècle sous le nom de Bois de la Cour, appartient d'abord à la famille de Mathefelon, puis passe aux d'Andigné par le mariage de Jeanne de Mathefelon avec Olivier d'Andigné vers 1340. Ses aménagements s'inscrivent dans le contexte des guerres de religion de la fin du XVIe siècle, autour de la place forte de Craon. À partir de 1622, le domaine appartient au baron de Saint-Hénis, Anne de Franquetot, qui donne son nouveau nom au château. Au début du XVIIIe siècle il revient à Joseph Lemarié de Lespinay, conseiller du présidial d'Angers, puis il passe à la famille Ayrault; Pierre Ayrault en devient propriétaire en 1713 et la famille le conserve jusqu'au XIXe siècle, Pierre-Gustave Ayrault de Saint-Hénis étant propriétaire jusqu'en 1891. Le château, bâti sur une vaste plateforme ceinte de douves, conserve un logis des XVe et XVIe siècles, dont une partie a été rhabillée vers 1850, et une aile rallongée au XVIIe siècle. La chapelle Saint-Sébastien, fondée le 14 juillet 1526 par Jean d'Andigné, a été largement remaniée au XIXe siècle dans un style néo-gothique. Le châtelet d'entrée daterait du XVIe siècle; il a été repris au XIXe siècle et restauré récemment. Les communs et dépendances, adossés au mur défensif, dessinent avec le châtelet l'avant-cour et la basse-cour; ils semblent dater du XVIe siècle et ont été remaniés aux XVIIe et XIXe siècles. Le logement de la basse-cour porte la date de 1810. L'ampleur de la plateforme s'explique par la présence d'un jardin et d'un vivier. L'ensemble a probablement été réaménagé au XVIe siècle à partir d'un manoir du XVe siècle sous l'impulsion de Mathurin d'Andigné (vers 1530), valet-tranchant de François Ier dès 1533 et commandant du château de Craon en 1562. Au XIXe siècle, des travaux sont effectués par la famille Ayrault de Saint-Hénis, qui fait du château sa demeure principale jusqu'en 1835-1837 avant de construire leur château de La Roche aux Fées au Lion-d'Angers. Le jardin actuel a été créé en 1991-1992 par les élèves de l'école des ingénieurs horticoles d'Angers. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1998.

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