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Château de Saint-Hénis en Maine-et-Loire

Château de Saint-Hénis

    1100 Chemin de Saint-Hénis
    49220 au Lion-d'Angers
Propriété privée
Crédit photo : Auteur inconnuUnknown author - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Origines familiales
1526
Fondation de la chapelle
1622
Changement de nom
XVIe siècle (vers 1530)
Réaménagement par Mathurin d’Andigné
1713
Acquisition par les Ayrault
1998
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble du château avec son enceinte et ses jardins, entouré de douves, ainsi que les grandes avenues plantées rayonnant à l'entour (cad. B 235 (douves) , 236 à 238 (jardins) , 239 à 242 (bâtis château et communs) , 514, 234 (allée ancienne) , 257 (avenue) , 243 (partie d'avenue) , 280 (allée 19e) , 248 (allée nord) ) : inscription par arrêté du 15 juillet 1998

Personnages clés

Jeanne de Mathefelon - Héritière Épouse Olivier d’Andigné en 1340.
Mathurin d’Andigné - Seigneur et militaire Commandant de Craon, réaménage le château (vers 1530).
Jean d’Andigné - Fondateur de la chapelle Fonde la chapelle Saint-Sébastien en 1526.
Anne de Franquetot - Baronne de Saint-Hénis Donne son nom au château en 1622.
Pierre-Gustave Ayrault de Saint-Hénis - Dernier propriétaire familial Décède en 1891, fin de la lignée.

Origine et histoire

Le château de Saint-Hénis, situé à Andigné en Maine-et-Loire, est un monument des XVe et XVIe siècles, entouré de douves et organisé autour de trois cours distinctes : cour d’honneur, avant-cour et basse-cour. Il conserve un logis médiéval, une chapelle néo-gothique, un châtelet d’entrée et des communs, reflétant son rôle de résidence seigneuriale et de domaine agricole. L’ensemble, réaménagé au XVIe siècle à partir d’un manoir du XVe, illustre l’architecture défensive et résidentielle de l’époque, avec des ajouts ultérieurs aux XVIIe et XIXe siècles.

À l’origine appelé Bois de la Cour, le château appartient dès le XIVe siècle à la famille de Mathefelon, puis passe aux d’Andigné par mariage en 1340. Au XVIe siècle, Mathurin d’Andigné, commandant du château de Craon et proche de François Ier, entreprend des travaux majeurs. Le domaine change de nom en 1622 avec Anne de Franquetot, baronne de Saint-Hénis, avant d’être acquis en 1713 par la famille Ayrault, qui le conserve jusqu’en 1891. Ces derniers, lieutenants criminels à Angers, réhabilitent partiellement le château au XIXe siècle, notamment la chapelle et les communs.

Classé Monument Historique en 1998, le château inclut un jardin recréé en 1991-1992 et des avenues plantées rayonnantes. Son organisation spatiale — logis, dépendances, douves et vivier — témoigne de son double usage : résidence aristocratique et exploitation agricole. Les restaurations des XIXe et XXe siècles, comme celle du châtelet ou de la chapelle Saint-Sébastien (fondée en 1526), préservent ce patrimoine lié aux guerres de Religion et à l’histoire locale.

Le site, initialement siège de la seigneurie du Bois de La Cour, remplace un manoir voisin détruit vers 1850. Les Ayrault de Saint-Hénis en font leur demeure principale jusqu’en 1837, avant de construire le château de La Roche aux Fées au Lion-d’Angers. Aujourd’hui, l’ensemble, avec ses douves, ses jardins et ses allées anciennes, offre un exemple remarquable d’architecture seigneuriale angevine, marqué par les alliances familiales et les adaptations successives.

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