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Château de Saint-Leu dans le Val-d'oise

Château de Saint-Leu

  • 78 Rue du Château
  • 95320 Saint-Leu-la-Forêt
Victor-Louis Nicolle
78 Rue du Château, 95320 Saint-Leu-la-Forêt, France

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1645
Reconstruction du château d’en haut
1693
Construction du château d’en bas
1774
Acquisition par Jean-Joseph de Laborde
1804
Unification des deux châteaux
1830
Mort mystérieuse du duc de Bourbon
1837
Démolition du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Joseph de Laborde - Financier Acheteur en 1774, créateur du parc.
Philippe Égalité (duc de Chartres) - Propriétaire en 1780 Résidence estivale pour ses enfants.
Hortense de Beauharnais - Reine et duchesse de Saint-Leu Propriétaire de 1804 à 1815.
Louis VI Henri de Bourbon-Condé - Duc de Bourbon, prince de Condé Mort mystérieuse en 1830.
Louis-Martin Berthault - Architecte paysagiste Remaniement du parc en 1804.
Baronne de Feuchères - Dernière propriétaire avant 1837 Vendit le domaine avant démolition.

Origine et histoire

Le château de Saint-Leu, à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d'Oise), était à l’origine composé de deux édifices : le château d’en haut, reconstruit en 1645 par Charles Le Clerc de Lesseville sur l’emplacement d’un ancien château seigneurial des Montmorency, et le château d’en bas, bâti en 1693 pour Lorieul de La Noue, secrétaire du roi. Ces deux propriétés furent progressivement acquises et transformées par des figures influentes de l’Ancien Régime et de l’Empire.

En 1774, le financier Jean-Joseph de Laborde acheta le château d’en bas et y aménagea un parc à l’anglaise, avec rivière artificielle, temple et pont de bois. Il le revendit en 1780 au duc de Chartres (futur Philippe Égalité), qui en fit une résidence estivale pour l’éducation de ses enfants, sous la supervision de la comtesse de Genlis. Après la Révolution, le domaine changea plusieurs fois de mains, notamment via le chevalier de Giac, guillotiné en 1794, puis la famille Homberg.

En 1804, Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais unifièrent les deux châteaux en un seul domaine de 80 hectares, remanié par l’architecte Berthault. Hortense, devenue duchesse de Saint-Leu, y organisa des fêtes fastueuses jusqu’à son exil en 1815. Le domaine fut ensuite acquis par le duc de Bourbon, prince de Condé, qui y mourut dans des circonstances mystérieuses en 1830 (suicide ou accident). Son héritière, la baronne de Feuchères, revendit le château, démoli en 1837 pour raisons financières.

Aujourd’hui, il ne subsiste du domaine que quelques vestiges du parc et un monument commémoratif érigé en 1844 à l’emplacement présumé de la mort du duc de Bourbon. Les gravures de Constant Bourgeois et les récits historiques, comme ceux d’Adolphe de Belleville, témoignent de son prestige passé.

Le château de Saint-Leu illustre les mutations architecturales et politiques des XVIIIe et XIXe siècles, lié à des personnalités marquantes de la noblesse, de la finance et de l’Empire. Son parc, inspiré des jardins anglais, et ses fabriques (vallee suisse, pont du diable) reflétaient les goûts esthétiques de l’époque, avant sa disparition définitive.

Liens externes

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