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Château de Saint-Pierre-des-Clars dans l'Aude

Aude

Château de Saint-Pierre-des-Clars

    D613
    11100 Montredon-des-Corbières

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
978
Première mention d'une chapelle
Xe siècle
Construction du château
XIIe–XIIIe siècles
Construction de la tour
1475
Intégration au domaine royal
1477
Don à Claude de Moulin
1565
Démantèlement du château
1943
Classement des ruines
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Vicomme de Narbonne - Propriétaire initial Possesseur du château au Xe siècle
Louis XI - Roi de France Intègre la seigneurie au domaine royal
Claude de Moulin - Médecin royal Bénéficiaire du don en 1477

Origine et histoire

Le château de Saint-Pierre-des-Clars est un édifice médiéval implanté sur la commune de Montredon-des-Corbières, dans le département de l’Aude. Son organisation architecturale, centrée sur une enceinte polygonale quasi circulaire et une tour d’observation isolée, suggère un rôle défensif limité, axé sur la surveillance des alentours et la protection des troupeaux. La présence d’un parement en opus spicatum et d’archères en partie haute témoigne de techniques de construction adaptées à une fonction militaire modeste, sans vocation résidentielle permanente.

La première mention écrite du site remonte à 978, avec une chapelle, tandis que le château lui-même daterait du Xe siècle, sous la propriété du vicomte de Narbonne. Aux XIIe et XIIIe siècles, la tour d’observation est érigée, renforçant son rôle de vigie. En 1475, la seigneurie est intégrée au domaine royal, puis offerte en 1477 par Louis XI à son médecin, Claude de Moulin, qui la conserve jusqu’en 1493. Durant les Guerres de religion (1565), la forteresse est démantelée sur demande de Narbonne, par crainte pour sa sécurité. Les ruines, associées aux berges du Veyret, sont classées site naturel depuis 1943.

L’enceinte, de plan presque circulaire, reste difficile à dater précisément. Elle intègre des éléments défensifs rudimentaires, comme des archères, tandis que la tour carrée, plus soignée, conserve des traces de voûtes en plein cintre. Le rez-de-chaussée communiquait avec l’étage par une ouverture dans la voûte, et une porte orientée à l’est desservait le premier niveau. L’absence de bâtiments annexes confirme sa vocation purement stratégique, sans occupation permanente.

Le site illustre l’adaptation des fortifications médiévales locales aux besoins de surveillance et de refuge, dans un contexte régional marqué par les tensions politiques et religieuses. Son abandon progressif après le XVIe siècle reflète l’évolution des techniques militaires et la perte d’utilité des petites forteresses isolées.

Liens externes