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Château de Saint-Sénoch en Indre-et-Loire

Château de Saint-Sénoch

    4 Rue Rapin
    37000 Varennes
Propriété privée
Crédit photo : A. Papéghin - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1798
Décès d'Alexandre Bernard Haincque
5 juillet 1831
Achat par Parfait Victor Luce
XVIIIe siècle
Construction du château actuel
1881
Partage du domaine
2 février 1963
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château ; sol de la cour d'honneur ; les façades et les toitures des communs situés à l'Est et à l'Ouest de cette cour (cad. B 96) : inscription par arrêté du 2 février 1963

Personnages clés

Alexandre Bernard Haincque de Saint-Senoch - Fermier général des poudres et salpêtres Héritier du château au XVIIIe siècle.
Jeanne-Angélique Haincque - Sœur d'Alexandre, héritière Revend le château à son cousin.
Parfait Victor Luce - Ancien receveur général des finances Acheteur du château en 1831.
Octave Luce de Trémont - Propriétaire et héritier Partage le domaine en 1881.
Thérèse Planiol - Résidente historique Tombe située dans le domaine.

Origine et histoire

Le château de Saint-Sénoch, situé à Varennes dans le département d'Indre-et-Loire, est construit au XVIIIe siècle pour remplacer un édifice primitif. Il appartient initialement à la famille Haincque, notamment à Alexandre Bernard Haincque de Saint-Senoch (1722-1798), fermier général des poudres et salpêtres, qui en hérite. À sa mort, le château passe à sa sœur Jeanne-Angélique, puis à leur cousin Adrien Pierre Marie Haincque, avant d'être vendu en 1831 à Parfait Victor Luce, ancien receveur général des finances d'Indre-et-Loire.

Le domaine, incluant 3 500 hectares, est transmis à travers les générations Luce de Trémont, notamment à Jules Luce de Trémont et son fils Octave. En 1881, après le décès de Mélanie Fournier de Boisayrault d'Oyron, épouse d'Octave, le château est partagé entre leurs six enfants. Le monument est inscrit aux monuments historiques le 2 février 1963 pour ses façades, toitures, et éléments intérieurs comme les boiseries Louis XVI.

L'architecture du château se distingue par un pavillon central et deux ailes, avec des frontons sculptés et des cours de servitude encadrées de communs. À l'intérieur, les pièces conservent des boiseries d'époque Louis XVI. Le domaine abrite également la tombe de Thérèse Planiol, qui y a passé la fin de sa vie. Le château illustre ainsi l'évolution d'une propriété aristocratique puis bourgeoise en Touraine, marquée par des héritages et des transactions familiales sur plusieurs siècles.

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