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Château de Sauveboeuf à Aubas en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Louis XIII

Château de Sauveboeuf

    D704
    24290 Aubas
Propriété d'une société privée
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Château de Sauveboeuf
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1365
Premier château attesté
1600
Rénovation Renaissance
1633
Destruction par Richelieu
1636-1637
Reconstruction du château
1743
Acquisition par les Mirabeau
1891-1927
Propriété Oberkampf
2 juillet 1987
Première protection MH
9 octobre 2009
Protection totale
2013
Ouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château, de la galerie est et du pavillon en demi-hors-oeuvre qui lui fait suite, du pavillon isolé ; la charpente du chateau ; l'escalier d'honneur ; la clôture de la cour d'honneur ; le pigeonnier en totalité (cad. B 11) : inscription par arrêté du 2 juillet 1987 - Le château, son terrain d'assiette et la balustrade nord sur la Vézère, en totalité (cad. AB 2) : inscription par arrêté du 9 octobre 2009

Personnages clés

Jehan III de Ferrières - Propriétaire et rénovateur Modernise le château en 1600 (style Renaissance).
Charles-Antoine de Ferrières - Marquis de Sauvebœuf Reconstruit le château en 1636-1637.
Nicolas Rambourg - Architecte présumé Auteur possible des plans de 1636.
Victor Riqueti de Mirabeau - Propriétaire au XVIIIe siècle Père du révolutionnaire, y passe son enfance.
Famille Oberkampf - Propriétaires (1891-1927) Restaure le château à la fin du XIXe siècle.
Claude Douce - Propriétaire actuel Rachète et restaure le château en 1987.

Origine et histoire

Le château de Sauvebœuf, situé à Aubas en Dordogne, trouve ses origines au XVIIe siècle, bien qu’un premier édifice, attesté dès 1365 sous le nom Hospitium de Sauvebuo, ait été érigé par la famille de Ferrières. Ce château initial, rénové en 1600 dans un style Renaissance par Jehan III de Ferrières, fut détruit en 1633 sur ordre de Richelieu, en punition d’un duel impliquant son propriétaire. Grâce à l’intervention de Marie d’Hautefort auprès de Louis XIII, il fut reconstruit entre 1636 et 1637 par Charles-Antoine de Ferrières, marquis de Sauvebœuf, possiblement selon les plans de l’architecte Nicolas Rambourg, connu pour son travail au château de Hautefort. Le nouveau château adopta un style proche du Palais du Luxembourg, avec un corps de logis allongé encadré de pavillons.

Au XVIIIe siècle, le domaine passa entre les mains de Victor Riqueti de Mirabeau, père du révolutionnaire célèbre, après son mariage avec Marie Geneviève de Vassan, veuve du marquis de Sauvebœuf. Le futur révolutionnaire y séjourna durant sa jeunesse et y fut un temps exilé. Deux bâtiments disparurent à cette époque : une écurie supprimée par les Mirabeau, et une aile sud détruite plus tard par la famille Chassagnac. Le château connut d’importantes restaurations à la fin du XIXe siècle sous la propriété de la famille Oberkampf (1891-1927), avant de devenir une exploitation agricole jusqu’en 1975, puis d’être abandonné.

Racheté en 1987 par le publicitaire Claude Douce, le château fut partiellement inscrit aux monuments historiques le 2 juillet de la même année, puis en totalité le 9 octobre 2009. Douce entreprit sa restauration et l’ouvrit au public en 2013, y installant un musée privé abritant une riche collection d’objets préhistoriques. Le site conserve des éléments remarquables comme la charpente d’origine, un escalier d’honneur, un pigeonnier, et des peintures de Philippe de Champaigne. Son nom, Sauvebœuf, pourrait provenir de saouvestous (« isolé, désert ») et bos (« bois »), évoquant un lieu boisé et peu sûr.

Le château est aussi lié à une légende locale : au temps des croisades, Alice, fille du châtelain, se serait noyée dans la Vézère par amour pour le sire de Losse, mort au combat. Son fantôme hanterait depuis les abords du château. Architecturalement, le site se compose aujourd’hui d’un logis et de pavillons nord, d’une dépendance orientale en équerre, et d’un pavillon isolé au sud-ouest. Deux des quatre fontaines du XVIIe siècle, symbolisant les éléments, subsistent partiellement : l’une fut déplacée en Lot-et-Garonne, l’autre intégrée à une balustrade.

Les protections au titre des monuments historiques couvrent les façades, toitures, la charpente, l’escalier d’honneur, la clôture de la cour, et le pigeonnier. Le château, propriété privée, reste un témoignage des transformations architecturales et des vicissitudes historiques du Périgord, de la Renaissance à nos jours.

Liens externes