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Château de Sémignan en Gironde

Château de Sémignan


    33112 Saint-Laurent-Médoc

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1322 ou 1323
Première mention écrite
1344-1346
Acquisition par Bérard Ier de Vayres
début XIVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Modifications architecturales
1986
Inscription à l’inventaire général
1996
Début de la restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Gassion de La Marche - Damoiseau et vassal Auteur de l’hommage en 1322/1323.
Amanieu VII d'Albret - Seigneur de Vertheuil Destinataire de l’hommage initial.
Bérard Ier de Vayres - Seigneur de Sémignan (1344-1346) Fils d’Amanieu VII, acquéreur de la seigneurie.
Bertrand de Montferrant - Seigneur de Langoiran (1429) Détenteur de la seigneurie au XVe.
Gaston III de Foix - Comte de Candale (XVIe) Seigneur suzerain au XVIe siècle.
Delphine de Brassier - Co-seigneuresse (fin XVIIIe) Veuve du baron de Budos.

Origine et histoire

Le château de Sémignan est une ancienne maison forte édifiée au début du XIVe siècle à quelques kilomètres de Saint-Laurent-Médoc, en Gironde. Implanté sur un terrain marécageux offrant une protection naturelle, il illustre l’architecture défensive des vassaux du Médoc. Son état actuel, malgré des modifications aux XVIe et XIXe siècles, conserve des éléments remarquables comme une tour carrée couronnée de mâchicoulis, des fossés en eau et une enceinte double.

La première mention écrite du château date de 1322 ou 1323, lors d’un hommage rendu par Gassion de La Marche à Amanieu VII d’Albret, seigneur de Vertheuil. La seigneurie change ensuite de mains à plusieurs reprises : acquise vers 1344-1346 par Bérard Ier de Vayres (fils d’Amanieu VII), elle passe à Amanieu de Langoiran, puis à Bertrand de Montferrant en 1429, avant d’être détenue par Jean de Luc en 1480. Au XVIe siècle, elle relève de Gaston III de Foix, comte de Candale. À la veille de la Révolution, Delphine de Brassier, veuve du baron de Budos, en est co-seigneuresse.

L’édifice, conçu comme une ferme fortifiée, pourrait avoir servi de coffre-fort pour des lingots et minerais de fer exploités dans le nord du Médoc au Moyen Âge. Son plan en U, entouré de fossés et doté d’une tour défensive, confirme sa vocation militaire. Les archères, canonnières et meurtrières, aujourd’hui partiellement obturées, témoignent de son rôle dans la protection locale. Les moulins dépendant du château (Bernada, Ballogue-Garrit, Larousse) ont disparu, mais leur existence atteste de son importance économique.

Classé à l’inventaire général en 1986, le château, en mauvais état et privé, fait l’objet depuis 1996 d’efforts de restauration portés par l’association La Croisade sémignanaise. Celle-ci vise à transformer le site en lieu culturel mêlant patrimoine historique et création contemporaine, tout en préservant ses caractéristiques médiévales et ses ajouts des XVIIIe et XIXe siècles.

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