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Château de Soupir dans l'Aisne

Aisne

Château de Soupir


    Soupir

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Origine du château fort
XIVe–XVe siècle
Destruction pendant la guerre de Cent Ans
1873
Rachat par Pauline Plé
1906
Construction de l’arc de triomphe
novembre 1914
Destruction par bombardements
1926
Démantèlement final
2007
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Pauline Plé - Propriétaire (1873–1902) Restaure le château style Renaissance
Marie Georget (Mary Boursin) - Propriétaire (à partir de 1906) Commande l’arc de triomphe
Conservateur du musée de Nevers - Sauveur des œuvres en 1915 Récupère des objets dans les ruines

Origine et histoire

Le château de Soupir était à l’origine un manoir du XVIe siècle, profondément remanié au XIXe siècle. De cette époque, il ne reste aujourd’hui qu’un portail daté de 1908, dernier vestige d’un édifice détruit par les bombardements de novembre 1914, puis démantelé en 1926. Le site, transformé en champs agricoles, conserve la mémoire d’un patrimoine disparu, marqué par les ravages de la Première Guerre mondiale.

À ses débuts, le château était une forteresse en bois édifiée au IXe siècle, détruite pendant la guerre de Cent Ans. Reconstruit au XIXe siècle, il fut acquis en 1873 par Pauline Plé, qui lui donna un style Renaissance tout en préservant deux tours médiévales. Après sa mort en 1902, Marie Georget (dite Mary Boursin) devint propriétaire et fit ériger l’arc de triomphe en 1906, unique relique actuelle.

Pendant la Première Guerre mondiale, le château servit d’hôpital militaire sur la ligne de front. Incendié en novembre 1914 puis bombardé, il fut pillé en 1915 par des soldats et le conservateur du musée de Nevers, qui sauvèrent des œuvres parmi les ruines. Après-guerre, les propriétaires vendirent le domaine à une société agricole, qui rasa les derniers vestiges pour créer des terres cultivables. Le portail fut classé monument historique en 2007.

Le château illustre l’histoire tourmentée des Hauts-de-France, où les conflits ont effacé une partie du patrimoine. Son portail, symbole de résistance, rappelle à la fois l’opulence passée du XIXe siècle et la violence des combats qui ont façonné ce territoire. Aujourd’hui, le site invite à la réflexion sur la fragilité des monuments face à l’Histoire.

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