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Château de Trancis à Ydes dans le Cantal

Cantal

Château de Trancis

    5 Trancis
    15210 Ydes

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
vers 1830
Construction maison bourgeoise
1878
Achat par J. Galvaing
1909-1913
Transformation en château
1988
Conversion en hôtel
18 novembre 2002
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, en totalité, y compris ses décors intérieurs (vestibule, escaliers, bibliothèque, salle du jardin, salle à manger, salon, chambres) et son jardin avec ses terrasses et sa fabrique (cad. ZH 60, 97) : inscription par arrêté du 18 novembre 2002

Personnages clés

J. Galvaing - Industriel textile Propriétaire et commanditaire des transformations initiales.
Louis Raynaud - Architecte Dirige la transformation néo-Renaissance (1909-1913).
Émile Gourgouillon - Sculpteur Auteur des décors architecturaux et intérieurs.
Frères Treyve - Paysagistes Concepteurs partiels du parc du château.
G. Maurie - Artiste décorateur Auteur d’une esquisse de décor conservée.
L. Raynaud - Architecte Responsable de la transformation néo-Renaissance.

Origine et histoire

Le château de Trancis trouve ses origines dans une maison bourgeoise construite vers 1830 à Ydes. Ce bâtiment initial, modeste, est acquis en 1878 par l’industriel textile J. Galvaing, originaire de la région. Ce premier propriétaire marque une transition vers une vocation plus ambitieuse, bien que la transformation majeure n’intervienne que plus tard.

Entre 1909 et 1913, l’architecte Louis Raynaud et le sculpteur Émile Gourgouillon, tous deux basés à Clermont-Ferrand, métamorphosent la demeure en un château néo-Renaissance éclectique. Les extensions en pierre calcaire, importée des carrières de Seine (Yvelines), incluent une aile perpendiculaire, une tour d’escalier polygonale au nord, et une tour-porche surmontée d’un campanile au sud. Les décors intérieurs et extérieurs, partiellement attribués à Gourgouillon, illustrent le faste architectural du début du XXe siècle.

Le projet paysager, confié aux frères Treyve de Moulins, reste inabouti ou profondément modifié. Une esquisse de décor par G. Maurie, également de Clermont-Ferrand, témoigne de la collaboration d’autres artisans. Le château, inscrit aux monuments historiques en 2002, abrite depuis 1988 un hôtel. Parmi son mobilier dispersé figurait une statuette de Carrier-Belleuse, La Liseuse, soulignant son passé de résidence bourgeoise.

Les communs, alignés à l’ouest, comprennent une étable, une sellerie et des remises, tandis que le jardin paysager intègre une fabrique en bois et briques, servant de pigeonnier et poulailler. Deux terrasses reliées par un escalier symétrique ornaient autrefois la façade sud, avec un bassin à jet d’eau aujourd’hui disparu. La propriété, toujours privée, incarne l’héritage industriel et artistique de l’Auvergne au tournant du XXe siècle.

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