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Château de Vérigny à Vérigny dans l'Eure-et-Loir

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Louis XIII

Château de Vérigny

    8-10 Rue du Château
    28190 Mittainvilliers-Vérigny
Propriété privée
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Château de Vérigny
Crédit photo : Fabrice Bluszez - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1480
Construction du manoir initial
1568
Mort de Charles d’O
1624
Disgrâce de Charles de La Vieuville
1750
Construction du château actuel
1794
Exécutions révolutionnaires
1975
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des communs ; antichambre et salon avec leur décor ; partie ordonnancée du parc (cad. AB 40, 46 à 48) : inscription par arrêté du 5 décembre 1975

Personnages clés

Charles d’O - Seigneur de Vérigny (XVIe siècle) Fit réparer l’église Saint-Rémi.
Charles de La Vieuville - Surintendant des finances Propriétaire exilé pour opposition à Richelieu.
Charles-Bernard Brochet de La Fortemaison - Acquéreur et constructeur (1750) Fit édifier l’actuel château classique.
Charles Brochet de Saint-Prest - Victime de la Terreur Guillotiné en 1794, neveu du châtelain.
Jean d’O - Seigneur de Maillebois (XVe siècle) Commanditaire du manoir initial en 1480.

Origine et histoire

Le château de Vérigny, situé à 15 km au nord-ouest de Chartres dans le département d’Eure-et-Loir, se compose d’un corps de logis classique construit après 1750, précédé d’une cour d’honneur et entouré de douves sèches. Ses façades, ornées de chaînes d’angle et d’encadrements en brique, contrastent avec la sobriété intérieure, où subsistent des boiseries sculptées et un salon aux dessus-de-porte représentant des jeux d’enfants. Le domaine inclut des communs exceptionnels des XVIe et XVIIe siècles, organisés autour d’une cour ceinte de murs, avec une grange dîmière aux parements losangés de brique et un colombier circulaire à triple rangée de trous.

L’histoire du domaine remonte au XVe siècle avec les seigneurs d’O, dont Charles d’O (mort en 1568), qui fit réparer l’église locale. La seigneurie passa ensuite à la famille de La Vieuville au XVIIe siècle, marquée par Charles de La Vieuville, surintendant des finances de Louis XIII, destitué par Richelieu et condamné à l’exil. Au XVIIIe siècle, Charles-Bernard Brochet de La Fortemaison acquiert le domaine en 1750 et y construit l’actuel château, séparé des anciennes dépendances. Son neveu, Charles Brochet de Saint-Prest, fut guillotiné en 1794, mais le château échappa aux destructions révolutionnaires.

Les communs, classés avec le château, témoignent de l’organisation seigneuriale médiévale : la grange dîmière servait au stockage des impôts en nature, tandis que le colombier, symbole de droit seigneurial, abritait des centaines de pigeons. Le parc, créé entre 1755 et 1765, et les douves sèches soulignent le statut aristocratique du lieu. En 1975, les façades, toitures, et certains intérieurs (antichambre, salon) ont été inscrits aux Monuments Historiques, préservant ce patrimoine emblématique du Perche.

Le manoir initial, mentionné dès 1480, était une résidence fortifiée typique du Perche, avec tour d’angle, étang et mur d’enceinte. Un marché passé cette année-là décrit un corps de logis à colombages, remplacé plus tard par un manoir en pierre. En 1650, le domaine comprenait une « vieille maison manable » et une ferme, avant d’être transformé en château moderne sous Brochet de La Fortemaison. Les archives révèlent une vie seigneuriale active, avec justice haute et basse, et des droits féodaux abolis en 1790.

Au XIXe siècle, le château change plusieurs fois de mains : acquis en 1876 par Louis-Jean-François Camuset, il passe ensuite aux familles Monteynard et Bouillé du Chariol. Les descriptions cadastrales de 1830 et les cartes du XIXe siècle documentent l’évolution du domaine, où l’ancienne avenue d’ormes et le « bois de l’ancien parc » rappellent l’organisation spatiale d’Ancien Régime. Aujourd’hui, le château, partiellement ouvert à la visite, conserve son caractère historique malgré les transformations successives.

Liens externes