Origines du château Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Premières structures romanes construites.
1489
Légation au chapitre de Bordeaux
Légation au chapitre de Bordeaux 1489 (≈ 1489)
Baronnie cédée à Saint-André de Bordeaux.
XIVe et XVe siècles
Conflits franco-anglais
Conflits franco-anglais XIVe et XVe siècles (≈ 1550)
Changements de propriétaires et confiscations répétées.
Vers 1550
Saccage intérieur
Saccage intérieur Vers 1550 (≈ 1550)
Dégâts importants subis par le château.
1789
Confiscation révolutionnaire
Confiscation révolutionnaire 1789 (≈ 1789)
Vendu comme bien national.
1965
Protection des vestiges
Protection des vestiges 1965 (≈ 1965)
Inscription partielle aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du donjon ; la tour du 14s ; la partie de la barbacane ; les vestiges des fortifications situées sur les parcelles cadastrales. (cad. AB 15, 16) : inscription par arrêté du 19 juin 1965
Chapitre de Saint-André de Bordeaux - Propriétaire de 1489 à 1789
Gestion jusqu’à la Révolution.
Origine et histoire
Le château de Vertheuil, situé dans le village éponyme en Gironde, trouve ses origines à la fin du XIe siècle, bien que ses premières structures romanes, comme le donjon barlong et les soubassements des murs, datent probablement de cette période. L’édifice fut profondément marqué par les tensions entre la France et l’Angleterre : au XIVe et XVe siècles, la famille d’Albret, alors propriétaire, changea plusieurs fois d’allégeance, entraînant confiscations, restitutions et changements de seigneurs. Ces bouleversements politiques se reflètent dans l’architecture, avec une enceinte polygonale entourée d’un large fossé et une barbacane ajoutée au XIVe siècle, tandis que des échauguettes circulaires, aujourd’hui partiellement disparues, furent construites ultérieurement.
En 1489, la baronnie de Vertheuil fut léguée au chapitre de Saint-André de Bordeaux, qui la conserva jusqu’à la Révolution française. Le château, confisqué en 1789 comme bien national, subit des modifications notables, notamment le tronçonnage et le cloisonnement du donjon au XVIIIe siècle. Son histoire mouvementée inclut aussi des épisodes de destruction : vers 1550, son intérieur fut saccagé, et pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit de base aux Allemands avant d’être occupé par le maquis. Les vestiges actuels, protégés depuis 1965, témoignent de ces strata historiques, avec des éléments romans, médiévaux et des traces d’adaptations ultérieures.
Architecturalement, le château se distingue par son donjon central à deux étages (autrefois plus haut), une tour carrée en saillie protégeant son point le plus vulnérable, et un caveau voûté aménagé dans un angle, peut-être utilisé comme prison. La forteresse, bien que partiellement en ruines, conserve des caractéristiques défensives marquées, comme les contreforts angulaires et les vestiges des fortifications. Son plan, combinant enceinte principale et barbacane polygonale, illustre les évolutions des techniques militaires entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Aujourd’hui, le site reste un témoignage des luttes féodales et des transformations politiques qui ont façonné le sud-ouest de la France.
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