Période sous les archevêques 1110 - Révolution française (≈ 1110)
Appartenance aux archevêques de Narbonne.
Fin du XIe siècle
Origine du château
Origine du château Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Construction initiale comme église fortifiée.
24 août 1321
Exécution de Guilhem Bélibaste
Exécution de Guilhem Bélibaste 24 août 1321 (≈ 1321)
Dernier « bon homme » cathare brûlé.
1311-1341
Travaux sous Bernard de Farges
Travaux sous Bernard de Farges 1311-1341 (≈ 1326)
Ajout du portail ogival armorié.
XIIIe siècle (3e quart)
Fortifications majeures
Fortifications majeures XIIIe siècle (3e quart) (≈ 1350)
Renforcement probable de la citadelle.
6 octobre 1976
Classement monument historique
Classement monument historique 6 octobre 1976 (≈ 1976)
Protection des ruines du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. AB 342 à 344, 347 à 352, 415) : classement par arrêté du 6 octobre 1976
Personnages clés
Guilhem Bélibaste - Dernier « bon homme » cathare
Brûlé vif au château en 1321.
Bernard de Farges - Archevêque de Narbonne (1311-1341)
Commanditaire du portail ogival armorié.
Origine et histoire
Le château de Villerouge-Termenès, construit à la fin du XIe siècle et remanié aux XIIIe et XIVe siècles, se dresse dans le département de l’Aude, en Occitanie. Initialement édifié comme une église fortifiée, il fut transformé en une citadelle robuste, dotée d’une enceinte quadrangulaire flanquée de quatre tours rondes. Son architecture reflète les préoccupations défensives de l’époque, notamment sous l’impulsion des archevêques de Narbonne, qui en firent un centre administratif et militaire clé dans la région.
À partir de 1110, le château et le village appartinrent aux archevêques de Narbonne jusqu’à la Révolution. Il servit de siège à l’une des onze baylies (circonscriptions administratives) de l’archevêché, illustrant l’intégration de l’Église dans le système féodal. Les prélats y percevaient dîmes et impôts, et le château devint un symbole de leur pouvoir temporel, renforcé par des fortifications successives, notamment au XIIIe siècle, peut-être en réponse aux tensions liées à la croisade des Albigeois.
Le monument est tristement célèbre pour avoir été le lieu d’exécution de Guilhem Bélibaste, dernier « bon homme » cathare, brûlé vif le 24 août 1321. Ce drame s’inscrit dans le contexte répressif de la croisade contre les Albigeois, où le château joua un rôle stratégique. Les remaniements du XIVe siècle, comme l’ajout d’un portail ogival aux armes de l’archevêque Bernard de Farges (1311-1341), témoignent de son importance durable. Classé monument historique en 1976, il incarne aujourd’hui un patrimoine médiéval à la fois militaire et religieux.
Architecturalement, le château se distingue par son donjon sud-est, divisé en trois salles superposées aux murs épais, et une terrasse crénelée. La grande salle conserve une poutre peinte aux armes de Bernard de Farges. Le village, autrefois ceint de remparts partiellement conservés, s’étendait à l’est de la forteresse. Les campagnes de construction, s’échelonnant du XIe au XVIe siècle, révèlent une adaptation constante aux besoins défensifs et politiques de ses seigneurs ecclésiastiques.
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