Création de la bibliothèque Années 1940 (≈ 1940)
Sculptures philatéliques par Raymond Prette.
23 décembre 2009
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 23 décembre 2009 (≈ 2009)
Protection du château et de ses dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, y compris les intérieurs avec la bibliothèque aux thèmes philatéliques, la cuisine avec sa frise de Benjamin Rabier, les salons, la salle à manger et les chambres avec leur décor, les communs (le grand commun, les deux pavillons à l'entrée du potager, la laiterie) , le parc avec ses murs de clôture et ses aménagements (chenil, pont japonais) , ainsi que le terrain d'assiette de l'ensemble (cad. B 215, 563, 632, 633, 637) : inscription par arrêté du 23 décembre 2009
Personnages clés
Raymond Prette - Sculpteur
Auteur des sculptures philatéliques de la bibliothèque.
Benjamin Rabier - Peintre et illustrateur
A dessiné une frise de la cuisine.
Origine et histoire
Le château des Millets est une maison forte édifiée à la fin du XVe siècle, caractérisée par un corps de logis rectangulaire flanqué de tours d’angle en brique. Au XVIe siècle, une façade Renaissance au décor sculpté fut ajoutée, tandis qu’au XVIIIe siècle, des pavillons en retour et un nouveau bâtiment devant la façade ouest agrandirent l’ensemble. Les intérieurs, remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles (boiseries, parquets, cheminées), furent complétés au début du XXe siècle par des aménagements remarquables, dont une bibliothèque ornée de sculptures philatéliques en frêne rose, réalisées par Raymond Prette dans les années 1940.
Le domaine s’étend sur des jardins diversifiés, créés entre le XVIIIe et le XIXe siècle : un jardin à la française, un parc à l’anglaise, ainsi qu’un verger et un potager clos de murs. Les communs, construits durant cette période, incluent une laiterie, des pavillons et un chenil. À l’intérieur, la cuisine se distingue par deux frises en décalcomanie, dont l’une fut dessinée par Benjamin Rabier. Ces éléments, ainsi que les salons, la salle à manger et les chambres avec leur décor d’origine, sont protégés depuis l’inscription du château aux monuments historiques en 2009.
L’architecture du château reflète les évolutions stylistiques de son époque, mêlant influences médiévales, Renaissance et classiques. Les aménagements paysagers et intérieurs témoignent quant à eux des goûts aristocratiques des XVIIIe et XIXe siècles, alliant utilité et esthétique. La bibliothèque philatélique et les frises de Benjamin Rabier ajoutent une dimension artistique unique, illustrant l’adaptation du monument aux modes culturelles du XXe siècle.