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Château des Millets à Saint-Didier-en-Donjon dans l'Allier

Château des Millets

    23 Les Millets
    03130 Saint-Didier-en-Donjon
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
4e quart XVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Ajout façade Renaissance
XVIIIe siècle
Agrandissements majeurs
Années 1940
Création de la bibliothèque
23 décembre 2009
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité, y compris les intérieurs avec la bibliothèque aux thèmes philatéliques, la cuisine avec sa frise de Benjamin Rabier, les salons, la salle à manger et les chambres avec leur décor, les communs (le grand commun, les deux pavillons à l'entrée du potager, la laiterie) , le parc avec ses murs de clôture et ses aménagements (chenil, pont japonais) , ainsi que le terrain d'assiette de l'ensemble (cad. B 215, 563, 632, 633, 637) : inscription par arrêté du 23 décembre 2009

Personnages clés

Raymond Prette - Sculpteur Auteur des sculptures philatéliques de la bibliothèque.
Benjamin Rabier - Peintre et illustrateur A dessiné une frise de la cuisine.

Origine et histoire

Le château des Millets est une maison forte édifiée à la fin du XVe siècle, caractérisée par un corps de logis rectangulaire flanqué de tours d’angle en brique. Au XVIe siècle, une façade Renaissance au décor sculpté fut ajoutée, tandis qu’au XVIIIe siècle, des pavillons en retour et un nouveau bâtiment devant la façade ouest agrandirent l’ensemble. Les intérieurs, remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles (boiseries, parquets, cheminées), furent complétés au début du XXe siècle par des aménagements remarquables, dont une bibliothèque ornée de sculptures philatéliques en frêne rose, réalisées par Raymond Prette dans les années 1940.

Le domaine s’étend sur des jardins diversifiés, créés entre le XVIIIe et le XIXe siècle : un jardin à la française, un parc à l’anglaise, ainsi qu’un verger et un potager clos de murs. Les communs, construits durant cette période, incluent une laiterie, des pavillons et un chenil. À l’intérieur, la cuisine se distingue par deux frises en décalcomanie, dont l’une fut dessinée par Benjamin Rabier. Ces éléments, ainsi que les salons, la salle à manger et les chambres avec leur décor d’origine, sont protégés depuis l’inscription du château aux monuments historiques en 2009.

L’architecture du château reflète les évolutions stylistiques de son époque, mêlant influences médiévales, Renaissance et classiques. Les aménagements paysagers et intérieurs témoignent quant à eux des goûts aristocratiques des XVIIIe et XIXe siècles, alliant utilité et esthétique. La bibliothèque philatélique et les frises de Benjamin Rabier ajoutent une dimension artistique unique, illustrant l’adaptation du monument aux modes culturelles du XXe siècle.

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