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Château du Bruget en Ardèche

Ardèche

Château du Bruget

    D251
    07460 Jaujac

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction par les de La Tour de Beins
1780
Vente à Aimé Monteil
Années 1930
Sauvetage et restaurations
1954
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Famille de La Tour de Beins - Constructeurs présumés Armoiries retrouvées sur la façade
Emmanuel de Launay, comte d’Antraigues - Propriétaire avant 1780 Vend le château à Aimé Monteil
Aimé Monteil - Acquéreur en 1780 Avocat de Jaujac, nouveau propriétaire
Georges Balaÿ - Sauveur du château (années 1930) Restauration avec ses deux sœurs

Origine et histoire

Le château du Bruget se présente comme un rectangle flanqué de deux tours carrées au nord et d’une tour ronde au sud, abritant un escalier en vis datant probablement du XIVe siècle. La façade sud, percée de fenêtres rectangulaires et de meurtrières, conserve une pierre gravée aux armoiries des de La Tour de Beins, famille noble liée à sa construction. À l’intérieur, une cheminée monumentale du premier étage, ornée de fines colonnes à chapiteaux décorés, a été restaurée au XXe siècle avec des dalles récupérées d’une chapelle d’Aubenas. L’escalier se termine par une voûte en ombelle dite « sarrasine », typique de l’architecture médiévale régionale.

Le château aurait été édifié au XVIIe siècle par la famille de La Tour de Beins sur des fondations plus anciennes, avant de passer aux de Launay. En 1780, Emmanuel de Launay, comte d’Antraigues, le vend à Aimé Monteil, avocat à Jaujac. Devenu bien national pendant la Révolution, il est transformé en ferme et sauvé de la ruine dans les années 1930 par Georges Balaÿ et ses sœurs. Les restaurations de cette époque incluent la consolidation de la façade, la réfection des fenêtres et le remontage de la grande cheminée. Inscrit aux monuments historiques en 1954, il illustre l’évolution architecturale entre Moyen Âge et époque moderne.

La découverte en 1985 d’une pierre armoriée au-dessus de la porte d’entrée confirme l’appartenance initiale du château aux de La Tour de Beins, famille aristocratique ardéchoise. Les éléments défensifs (meurtrières, tours) suggèrent une origine médiévale partielle, bien que la structure actuelle date majoritairement du XVIIe siècle. Les restaurations du XXe siècle, combinant réemploi de matériaux locaux (dalles d’Aubenas) et techniques traditionnelles, ont préservé son caractère historique tout en l’adaptant à un usage agricole temporaire.

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