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Château du Cengle en Haute-Savoie

Château du Cengle

    Voie Communale N°1 d'Alléves à Chez Martinod
    74540 Allèves

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Xe siècle
Origine présumée
1352
Inféodation à François du Cengle
1406
Hommage à Amédée VIII de Savoie
1450-1458
Ermitage de Guillaume d’Orlyé
XVe siècle
Déclin de la tour
1738
Réutilisation des pierres
1793
Fin de la seigneurie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

François du Cengle - Seigneur du Cengle (XIVe siècle) Premier inféodataire connu en 1352.
Pierre d’Orlyé - Seigneur et vassal (début XVe) Rend hommage à Amédée VIII en 1406.
Guillaume d’Orlyé - Ermite dominicain Vécut au château de 1450 à 1458.
François de Chabod-Lescheraines - Seigneur (XVIe-XVIIe) Famille détentrice pendant quatre générations.
Joseph de Montfalcon - Dernier seigneur et archevêque Décédé en 1793, marquant la fin de la seigneurie.
Amédée VIII de Savoie - Comte de Savoie Suzerain ayant reçu l’hommage en 1406.

Origine et histoire

Le château du Cengle est une tour troglodytique dont les origines remontent au Xe siècle, située sur la commune d’Allèves, en Haute-Savoie. Son nom, dérivé du latin cingulum (« ceinture »), évoque sa position stratégique à l’entrée du défilé de Bange, contrôlant un passage étroit menant aux Bauges. Ce monument était le centre d’une seigneurie et d’un mandement relevant de la Maison de Savoie, intégrée à la châtellenie des Bauges.

Au Moyen Âge, le château fut inféodé en 1352 par le comte Amédée III de Genève à François du Cengle, avant de passer par héritage et alliances à des familles comme les d’Orlyé, les de Chabod, ou les Montfalcon. La tour, déjà en ruine dès le XVe siècle, abritait autrefois une prison, des salles de vie, et une grande salle au sommet. Ses pierres furent réutilisées au XVIIIe siècle pour reconstruire une maison du village après un incendie.

La seigneurie du Cengle, détenue « en toutes justice », disposait de fourches patibulaires pour exercer son autorité. Parmi ses occupants notables, Guillaume d’Orlyé, dominicain, y vécut en ermite de 1450 à 1458. Le château perdura comme symbole de pouvoir local jusqu’à la Révolution française, passant entre les mains de plusieurs lignées nobles avant d’être hérité par des descendants féminins à la fin du XVIIIe siècle.

Les ruines du Cengle, aujourd’hui vestige d’une architecture militaire médiévale, illustrent l’importance des fortifications dans la défense des vallées alpines. Leur position au-dessus du village de Martinod et près de la grotte de Bange soulignait leur rôle de surveillance et de contrôle des axes de circulation entre Savoie et Dauphiné.

Le site est également lié à des maisons fortes voisines, comme celle de Viuz-la-Chiésaz, et à des familles influentes ayant marqué l’histoire locale. Les archives mentionnent des hommages rendus aux comtes de Savoie, notamment par Pierre d’Orlyé en 1406, reflétant les liens féodaux complexes de la région.

Liens externes