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Château du Chambon à Cerzat en Haute-Loire

Château du Chambon

    65 Impasse du Fort
    43380 Cerzat
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1409
Construction initiale
XVIIe siècle
Vente après extinction lignée
1800-1850 (environ)
Travaux majeurs
28 juillet 1998
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château en totalité (cad. B 275) : inscription par arrêté du 28 juillet 1998

Personnages clés

Guillaume de Blau - Seigneur et constructeur Fonda le château en 1409.
Françoise Blau de Gibertès - Dernière héritière Sa mort entraîna la vente.
Jean Véal - Premier propriétaire bourgeois Acheta le château au XVIIe.
Jean Balthazar Véal de Blau - Officier et maire Biens séquestrés sous la Révolution.
Messieurs de Lastic et de Chazelles - Légataires finaux Héritèrent du domaine.

Origine et histoire

Le château du Chambon, situé à Cerzat en Haute-Loire, est une maison forte du XVe siècle construite en 1409 par Guillaume de Blau, seigneur de Gibertès, Auvers et Cronce. Ce dernier abandonna son château de La Roche-Blau pour s’installer au Chambon, un lieu au climat moins rigoureux. La famille de Blau, connue depuis 1160 pour ses possessions près de Brioude, conserva le château jusqu’au XVIIe siècle, date à laquelle il fut vendu après l’extinction de la lignée avec Françoise Blau de Gibertès.

Acquis par Jean Véal, un bourgeois de Langeac, le château changea de mains à plusieurs reprises. Sous la Révolution, Jean Balthazar Véal de Blau, officier hostile au régime, vit ses biens séquestrés avant de rentrer en France sous la Restauration. Sans héritier, il légua le domaine aux familles de Lastic et de Chazelles. Au XIXe siècle, des aménagements majeurs furent réalisés : une terrasse en moellons fut ajoutée comme contrefort, une ouverture néo-gothique percée sur la façade nord, et des cheminées monumentales installées dans les pièces principales.

Le château, entouré d’un parc ceint de murs, présente un plan rectangulaire avec une tour d’angle et une tourelle d’escalier. La façade sud, en pierre appareillée, contraste avec les autres murs en moellons. À l’intérieur, on trouve un escalier à vis du XVe siècle, des portes sculptées du XVIe, et des cheminées des XVIIe et XIXe siècles, dont une ornée de sphinx et de feuillages. Classé monument historique en 1998, le château a connu des périodes d’abandon avant d’être restauré partiellement à partir de 1946 par ses propriétaires successifs.

Les éléments défensifs d’origine, comme les meurtrières de la tour ouest ou la porte en accolade de la façade nord, coexistent avec des ajouts ultérieurs, tels que le pont-levis en bois reliant le jardin à l’entrée surélevée. Le salon conserve une cheminée du XVIIe siècle aux piédroits ornés de têtes de lion, tandis que la salle à manger, redécorée au XIXe siècle, arbore un plafond à la française et une hotte moulurée. Ces transformations illustrent l’évolution du château, d’une forteresse médiévale à une résidence aristocratique humanisée.

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