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Château du Thiollent à Vergezac en Haute-Loire

Château du Thiollent

    Le Thiolent
    43320 Vergezac
Propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
251–253
Borne milliaire romaine
251–253 ap. J.-C.
Borne milliaire romaine
1445
Autorisation de fortification
XVIIe siècle
Reconstruction du château
1767–1770
Travaux majeurs par Portal
4 mars 1991
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, y compris le portail d'entrée, sa grille, le mur d'enceinte, le parc et sa terrasse, ses trois escaliers, sa fontaine et son pigeonnier ; éléments intérieurs suivants : escalier en vis et escalier du 18s ; au rez-de-chaussée, vestibule et salle à manger ; au 1er étage, bibliothèque, grand salon, salon bleu, petit salon, chambres à la Vierge noire, à tête de femme, au miroir et porte à vantaux sculptés ; au 2ème étage, chambres bleue, rouge, jaune, chambre d'enfant, salle à manger et plafond du salon (cad. A 346 à 351, 625 à 627) : inscription par arrêté du 4 mars 1991

Personnages clés

Jean-Claude Portal - Architecte Dirige les travaux de 1767–1770.
Trébonien-Galle - Empereur romain Borne milliaire dédiée (251–253).
Jean-René Mestre - Chercheur Étudie les voies romaines locales.
Volusien - Fils de Trébonien-Galle Mentionné sur la borne romaine.

Origine et histoire

Le château du Thiollent, situé à Vergezac en Haute-Loire, trouve ses origines à la fin du Moyen Âge sous la forme d’une demeure compacte typique de l’Auvergne et du Velay. Initialement simple maison sans fossés au XIVe siècle, il est autorisé en 1445 à devenir une maison forte ceinte de douves. Ce premier manoir, jugé insuffisant, est remplacé au XVIIe siècle par un château plus imposant, doté de cinq tours dont un donjon crénelé, reflétant les canons esthétiques de l’époque. Les baies sont alors repercées pour moderniser la façade.

Entre 1767 et 1770, l’architecte Jean-Claude Portal mène d’importants travaux de réaménagement : comblement des fossés, décoration intérieure (escalier, appartements), clôture du parc et plantations. La Révolution détruit cependant le couronnement de la grande tour. L’édifice se distingue par son décor intérieur préservé, mêlant au rez-de-chaussée des salles gothiques voûtées et, à l’étage, des ensembles des XVIIe et XVIIIe siècles (lambris, plafonds à la française). Le parc, tracé au XVIIIe siècle, conserve son organisation classique.

Une borne milliaire romaine (251–253 ap. J.-C.), dédiée aux empereurs Trébonien-Galle et Volusien, est visible dans le parc, près de la voie Bolène reliant Lyon à Bordeaux via le Massif central. Cette présence témoigne de l’ancienne fréquentation du site, renforcée par les recherches de Jean-René Mestre évoquant une autre voie romaine à proximité. Le château est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 4 mars 1991, protégeant tant sa structure (portail, mur d’enceinte, parc) que ses décors intérieurs (escalier à vis, salons, chambres).

L’intérêt patrimonial du Thiollent réside dans son évolution architecturale, passant d’une fonction défensive médiévale à une résidence d’agrément des Lumières, tout en intégrant des éléments antiques. Les protections couvrent aussi des dépendances comme le pigeonnier ou la fontaine, ainsi que des pièces remarquables (bibliothèque, salon bleu).

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