Construction du château 1751-1754 (≈ 1753)
Édification sur une habitation antérieure.
8 juin 1978
Protection des façades et toitures
Protection des façades et toitures 8 juin 1978 (≈ 1978)
Inscription comme Monument Historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. B 751) : inscription par arrêté du 8 juin 1978
Origine et histoire
Le château de Sainte-Marthe a été construit entre 1751 et 1754 sur l’emplacement d’une habitation antérieure. Ce monument illustre l’architecture civile du XVIIIe siècle, avec un corps central à trois niveaux couvert d’un toit brisé, flanqué de deux ailes basses aux toits à grandes croupes. Les matériaux utilisés, briques pour les murs et pierre pour les chaînages et décors, reflètent les techniques de construction de l’époque.
L’ensemble est complété à l’est et à l’ouest par des communs, eux-mêmes terminés par deux pigeonniers, délimitant une cour fermée par des grilles. L’entrée sud, marquée par un fronton pignon percé d’une baie en plein cintre et encadrée de pilastres, constitue l’élément central de la composition. Les baies du bâtiment principal sont en plein cintre, tandis que celles des ailes latérales s’ouvrent sous des arcs en anse de panier. Un attique, percé alternativement d’œils-de-bœuf et de lucarnes à frontons, couronne l’édifice.
Classé Monument Historique, le château a vu ses façades et toitures protégées par arrêté du 8 juin 1978. Ce type de construction, typique des résidences aristocratiques ou bourgeoises du XVIIIe siècle, témoigne du goût pour la symétrie et l’équilibre, tout en intégrant des éléments fonctionnels comme les pigeonniers, symboles de l’autonomie seigneuriale ou agricole.
La localisation du château, dans le village de Sainte-Marthe en Lot-et-Garonne, s’inscrit dans un territoire marqué par une histoire rurale et viticole. À cette époque, les châteaux servaient souvent de centres administratifs ou agricoles, reflétant le pouvoir local et l’organisation sociale autour des grands domaines. Leur architecture, à la fois esthétique et utilitaire, répondait aux besoins de représentation et de gestion des terres.