Construction du château vers 1850–1861 (≈ 1856)
Initié par Prosper Morange, achevé par Frappier de Montbenoît
années 1860
Déclin sucrier
Déclin sucrier années 1860 (≈ 1860)
Changement de vocation du domaine
1926–1929
Emprisonnement d’Abdelkrim al-Khattabi
Emprisonnement d’Abdelkrim al-Khattabi 1926–1929 (≈ 1928)
Exil politique marocain hébergé
13 décembre 2010
Classement Monument historique
Classement Monument historique 13 décembre 2010 (≈ 2010)
Protection totale du domaine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, son patio et son parc, ses dépendances et ses clôtures (cad. DM 107) , ainsi que la parcelle DM 106 : inscription par arrêté du 13 décembre 2010
Personnages clés
Prosper Morange - Commanditaire
Initiateur de la construction vers 1850
Victor Frappier de Montbenoît - Architecte
Acheveur des plans en 1861
Abdelkrim al-Khattabi - Prisonnier politique
Exilé marocain détenu (1926–1929)
Origine et histoire
Le château Morange est un édifice emblématique de Saint-Denis, sur l'île de La Réunion, construit au 3e quart du XIXe siècle (vers 1850–1861). Initié par Prosper Morange et réalisé par l’entrepreneur F. Chatel, puis l’architecte Victor Frappier de Montbenoît, il incarne l’apogée architecturale de la bourgeoisie sucrière réunionnaise. Situé boulevard Doret (quartier des Camélias), ce château néo-classique s’inspire des demeures luxueuses de l’époque, comme le musée Léon-Dierx ou la demeure Lauratet, avec ses corps de logis en lave et brique, son patio, et ses galeries circulaires.
Après le déclin de l’économie sucrière dans les années 1860, le château change de vocation : il abrite notamment, entre 1926 et 1929, le raïs marocain Abdelkrim al-Khattabi (Abd-Del-Krim), exilé politique. Classé Monument historique en 2010 pour son ensemble (château, parc, dépendances et clôtures), il est aujourd’hui une Maison des Jeunes et de la Culture, dotée d’une salle de spectacle de 110 places. Son architecture mêle influences créoles et néo-classiques, avec des matériaux locaux comme la pierre de lave et des couvertures métalliques.
Le domaine, d’environ 7 hectares, comprend un bâtiment principal en pierre couvert de métal, des dépendances en tuiles, et une longère en bois. Les plans de 1861 décrivent une « grande maison avec cour intérieure et galeries circulaires », entourée d’écuries et de bâtiments annexes. Propriété mixte (commune et privée), le château Morange illustre à la fois le patrimoine colonial réunionnais et son adaptation contemporaine à des usages culturels et éducatifs.
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