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Château dans l'Orne

Orne

Château

    973 Chemin de la Distillerie
    61310 Gouffern en Auge
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1422
Confiscation du château fort
1482
Agrandissement médiéval
1780-1785
Construction du château actuel
1783
Réalisation de la rampe
1930
Modification de l’entrée
26 août 1991
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Cour d'honneur et douves avec leurs murs et leur pont ; étang. Château : façades et toitures ; cage d'escalier avec l'escalier et sa rampe en fer forgé ; grand salon avec l'ensemble de son décor. Façades et toitures des communs et du colombier (cad. B 82 à 85) : inscription par arrêté du 26 août 1991

Personnages clés

Guillaume Lenfant - Ancien propriétaire Dépouillé du château fort en 1422.
Jean Bernart - Seigneur et bâtisseur Agrandit le château en 1482.
Louis Eustache Bernart - Commanditaire du château actuel Lance la construction en 1780.
Eustache Louis Bernart - Héritier et continuateur Achève le château vers 1785.
Jean et Michel Hacault - Artisans ferronniers Auteurs de la rampe en 1783.

Origine et histoire

Le château de Courménil, situé à Gouffern en Auge dans l’Orne, est un édifice représentatif des grands domaines de la fin du XVIIIe siècle en Normandie. Il remplace un ancien château fort mentionné dès 1422, confisqué à Guillaume Lenfant puis agrandi en 1482 par Jean Bernart, qui y ajouta une chapelle et une tour de défense, aujourd’hui disparues. Le château actuel fut construit entre 1780 et 1785 pour Louis Eustache Bernart, et achevé par son fils Eustache Louis Bernart.

L’architecture du château comprend un corps de logis central flanqué de deux pavillons carrés, avec une façade sud ornée d’un avant-corps surmonté d’un fronton triangulaire. À l’intérieur, un escalier en bois à volées divergentes, doté d’une rampe en fer forgé réalisée en 1783 par les frères Jean et Michel Hacault, mène au grand salon. Ce dernier est décoré de lambris et de trumeaux en grisaille représentant des scènes d’enfants. Les communs, en brique, et le colombier complètent l’ensemble.

Le domaine a subi des modifications aux XIXe et XXe siècles, comme l’ajout d’une tour-lavoir, d’un pont de pierre, et d’une passerelle en fer. En 1930, l’entrée de la cour d’honneur fut déplacée au centre, avec une grille inspirée de celle du Trianon. La cour d’honneur, les douves, l’étang, les façades, la cage d’escalier, le grand salon, les communs et le colombier sont inscrits aux monuments historiques depuis le 26 août 1991.

Le château fut initialement une seigneurie confisquée en 1422, puis transmise dans la famille Bernart, qui marqua son histoire par des agrandissements successifs. Aujourd’hui, le site appartient à une société privée et conserve des traces de ses origines médiévales tout en illustrant l’évolution des résidences aristocratiques à la veille de la Révolution française.

Liens externes