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Château dans l'Orne

Château

    13 Le Manoir
    61550 La Ferté-en-Ouche
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1741
Incendie et reconstruction
vers 1780
Décoration par Réveillon
10 avril 1974
Première inscription MH
19 avril 2005
Classement des décors
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures ; l'escalier avec sa rampe en bois ; les pièces suivantes avec leur décor : grand et petit salons du rez-de-chaussée ; les deux fabriques dites petit Trianon et petite Hollande ; le colombier (cad. B 16, 19, 26) : inscription par arrêté du 10 avril 1974 - L'allée d'accès ; la cour d'honneur, y compris les façades et toitures des deux communs qui la bordent et le mur les reliant ; le parterre ouest avec son mur de clôture et les façades et toitures des deux pavillons de jardin aux extrémités ; le rond de danse (cad. B 7, 14, 16 à 19, 27) : inscription par arrêté du 21 décembre 1989 - Le château en totalité ; l'allée latérale ouest du parc (cad. B 16, lieudit le Château, 21, lieudit Avenue) : inscription par arrêté du 13 décembre 2004 - La chambre à alcôve et le cabinet attenant avec leurs décors de papiers peints, situés au premier étage du château (cad. B 301, lieudit le Château) : classement par arrêté du 19 avril 2005

Personnages clés

Henri Sallambier - Dessinateur Auteur présumé des arabesques des papiers peints.

Origine et histoire

Le manoir de Villers-en-Ouche, situé dans la commune déléguée de Villers-en-Ouche (La Ferté-en-Ouche, Normandie), est un monument dont l’histoire est marquée par deux phases de reconstruction majeures. Le château actuel repose sur un gros œuvre du XVIIe siècle, dont subsistent les dépendances, la cour d’honneur, et un grand jardin potager. Après un incendie en 1741, le toit en pavillon est remplacé par la toiture actuelle, tandis que des modifications significatives interviennent sous Louis XVI, notamment la redistribution des pièces et la transformation des fenêtres.

Au 4e quart du XVIIIe siècle, le parc est agrandi et repensé selon les canons du jardin anglais : les terrasses cèdent la place à un parc paysager, ponctué de fabriques (dont le petit Trianon et la petite Hollande) et d’un rond de danse. Vers 1780, la manufacture Réveillon, célèbre pour ses papiers peints, décore la chambre à alcôve du premier étage et son cabinet attenant. Les motifs en arabesques, probablement dessinés par Henri Sallambier, spécialiste du genre, témoignent du raffinement artistique de l’époque.

Le monument fait l’objet de multiples protections au titre des Monuments historiques : inscription des façades, toitures et éléments intérieurs (salons, escalier, colombier) en 1974, puis de la cour d’honneur, des pavillons et du rond de danse en 1989. En 2004, le château dans son intégralité et une allée du parc sont inscrits, tandis que la chambre à alcôve et son cabinet, avec leurs décors de papiers peints, sont classés en 2005. Aujourd’hui, le domaine appartient à une société privée et conserve des traces de son passé aristocratique et paysager.

Le site s’inscrit dans un territoire historiquement lié à l’abbaye du Bec-Hellouin, dont dépendait autrefois la terre. Son architecture et ses aménagements reflètent les évolutions des goûts et des techniques entre le début et la fin du XVIIIe siècle, mêlant héritage classique et influences pré-romantiques. Les protections successives soulignent la valeur patrimoniale de ses décors intérieurs, notamment les papiers peints, et de son parc, exemple caractéristique des jardins pittoresques de la fin de l’Ancien Régime.

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