Construction de la redoute 1512 (≈ 1512)
Sous Ferdinand d'Aragon, premier quart du XVIe.
1521
Conflit franco-espagnol
Conflit franco-espagnol 1521 (≈ 1521)
Affrontements autour du site.
1793
Destruction par les Espagnols
Destruction par les Espagnols 1793 (≈ 1793)
Rasée par le général Caro.
25 juillet 1813
Offensive britannique
Offensive britannique 25 juillet 1813 (≈ 1813)
Combats entre Anglais et Français.
15 septembre 1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 15 septembre 1993 (≈ 1993)
Protection de la redoute et son sous-sol.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Redoute, ainsi que son sous-sol archéologique (cad. E 20) : inscription par arrêté du 15 septembre 1993
Personnages clés
Ferdinand d'Aragon - Commanditaire
Ordonna la construction en 1512.
Général Caro - Militaire espagnol
Rasa la redoute en 1793.
Maréchal Soult - Commandant français
Dirigea les troupes en 1813.
F. Gaudel - Chercheur
Étudia le site et son histoire.
Origine et histoire
La redoute de Château-Pignon, située à Saint-Michel dans les Pyrénées-Atlantiques, est un monument militaire construit au début du XVIe siècle, en 1512, sous l’impulsion de Ferdinand d’Aragon. L’ouvrage se compose d’un polygone initial, probablement un quadrilatère, dont les fondations (1 à 1,80 m de large) délimitent une superficie interne de 600 à 650 m2. Deux annexes, l’une trapézoïdale et l’autre semi-circulaire, renforçaient la structure vers l’est, le sud, l’ouest et le nord-ouest, équipées d’embrasures de tir. Aujourd’hui, seul un pan de mur nord-est reste bien conservé.
Témoin des tensions frontalières, la redoute fut le théâtre de conflits majeurs : rasée en 1793 par le général espagnol Caro, elle vit aussi des combats en 1521 (Français contre Espagnols) et en 1813 (offensive britannique contre les troupes du maréchal Soult). L’hypothèse liant le site à l’Summus Pyrenaeus de l’Itinéraire d’Antonin a été abandonnée. Construite à 1 177 m d’altitude, elle repose peut-être sur un édifice antérieur non identifié. Endommagée par des fouilles sauvages et réutilisée comme poste de chasse, elle conserve des traces de combats extérieurs datant de 1521 à 1813.
Classée Monument Historique en 1993 (arrêté du 15 septembre) pour son intérêt archéologique et défensif, la redoute appartient aujourd’hui à une association. Son sous-sol, protégé, recèle potentiellement des vestiges des trois siècles de conflits qui ont marqué le site. Les études menées, notamment par F. Gaudel, soulignent son rôle clé dans la défense des Pyrénées occidentales, entre royaume de France et couronne d’Espagne.
La localisation exacte reste imprécise (niveau 5/10), avec une adresse administrative à Saint-Michel (code Insee 64492) et des coordonnées GPS pointant vers la Route Napoléon à Arnéguy. Le site, bien que ruiné, offre un témoignage matériel des stratégies militaires du XVIe au XIXe siècle, dans un contexte de rivalités territoriales répétées.