Donation épiscopale 1104 (≈ 1104)
Ramnulfus Focaudi cède l’église à l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély.
vers 1130–1140
Sculptures de la façade
Sculptures de la façade vers 1130–1140 (≈ 1135)
Réalisation des chapiteaux et modillons moralisateurs.
1200
Achèvement bénédictin
Achèvement bénédictin 1200 (≈ 1200)
Construction terminée, installation de la statue de la Vierge.
1327
Prière papale
Prière papale 1327 (≈ 1327)
Visite d’un envoyé du pape Jean XXII.
1628
Établissement d’un pèlerinage
Établissement d’un pèlerinage 1628 (≈ 1628)
Culte autour de la statue mariale.
1822
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1822 (≈ 1822)
Reconstruction de la charpente.
1860
Campagne de restauration
Campagne de restauration 1860 (≈ 1860)
Agrandissement de la sacristie et réfection des chapiteaux.
1910
Classement monument historique
Classement monument historique 1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l’édifice.
1971
Travaux de conservation
Travaux de conservation 1971 (≈ 1971)
Assainissement des murs et démolition de la fausse abside.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
Ramnulfus Focaudi - Évêque de Saintes (1083–1106)
Donateur de l’église à l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély.
Jean XXII - Pape (1316–1334)
Envoya un représentant prier devant la statue en 1327.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Corme-Écluse, classée monument historique en 1910, est un joyau de l’art roman saintongeais. Fondée au début du XIIe siècle sous l’impulsion de l’abbaye royale de Saint-Jean-d’Angély, elle remplace un ancien prieuré dépendant de l’abbaye aux Dames de Saintes. Le sanctuaire est reconstruit vers 1104 grâce à une donation de l’évêque Ramnulfus Focaudi, puis achevé vers 1200 par les bénédictins, qui y installent une statue vénérée de la Vierge en chêne. Son plan en croix latine, légèrement asymétrique, et sa façade tripartite ornée de sculptures moralisatrices illustrent l’influence régionale.
La façade occidentale, typique du roman saintongeais, se distingue par ses chapiteaux historiés et ses modillons mettant en garde contre les péchés capitaux, notamment la luxure et l’orgueil. À l’intérieur, la nef sobre contraste avec la richesse sculpturale du carré du transept, où quatre colonnes supportent une coupole sur trompes. Les restaurations successives (XIXe–XXe siècles) ont préservé ses éléments médiévaux, malgré des dommages mineurs lors des guerres de Religion. La statue de la Vierge, mutilée en 17?3, et les traces de litres funéraires rappellent son rôle à la fois religieux et communautaire.
Le clocher, partiellement refait au XVe siècle, domine l’édifice avec ses baies en lancettes et ses modillons géométriques. Les campagnes de restauration (1822, 1860, 1971) ont visé à conserver son authenticité, comme le déménagement du cimetière en 1890 ou la réfection des couvertures en 1926. Aujourd’hui, l’église témoigne de l’art roman régional, mêlant symbolisme moral et histoire locale, depuis son prieuré bénédictin jusqu’à son classement patrimonial.
Les sculptures extérieures, comme les modillons de l’abside représentant des scènes de tentation (hommes enlacés, animaux dévorants), ou les chapiteaux intérieurs aux motifs de vannerie, soulignent la dimension didactique de l’art roman. Le cadran canonial sur le mur sud et les vestiges de peintures murales complètent ce patrimoine, tandis que les cloches, réparées au XXIe siècle, perpétuent sa fonction liturgique et mémorielle, comme en attestent les plaques commémoratives de 1914-1918.
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