Recrutement des travailleurs chinois 1917-1919 (≈ 1918)
40 000 Chinois recrutés par l’armée britannique.
1918-1920
Épidémies mortelles
Épidémies mortelles 1918-1920 (≈ 1919)
Grippe espagnole, choléra et tuberculose.
1921
Inauguration du cimetière
Inauguration du cimetière 1921 (≈ 1921)
Conçu par Edwin Lutyens et le Major Truelove.
2002
Première Fête de Qing Ming
Première Fête de Qing Ming 2002 (≈ 2002)
Célébration annuelle en France.
14 septembre 2016
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 14 septembre 2016 (≈ 2016)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le cimetière chinois de Nolette (cad. ZR 50) : inscription par arrêté du 14 septembre 2016
Personnages clés
Edwin Lutyens - Architecte
A conçu le cimetière pour le Commonwealth.
Major Truelove - Responsable des travaux
Supervisa la construction en 1921.
Origine et histoire
Le cimetière chinois de Nolette, à Noyelles-sur-Mer, a été créé en 1921 pour inhumer 849 travailleurs civils chinois recrutés par l’armée britannique entre 1917 et 1919. Ces hommes, membres du Chinese Labour Corps, effectuaient des tâches pénibles à l’arrière du front : terrassement, déminage, ou soins aux soldats malades, notamment durant l’épidémie de grippe espagnole. Leur camp, isolé de la population locale, fut frappé par le choléra et la tuberculose, causant de nombreuses morts.
Le site, conçu par le Major Truelove sous la direction d’Edwin Lutyens, se distingue par son portail monumental, ses stèles en marbre blanc gravées d’idéogrammes chinois et de phrases en anglais comme « Faithful unto Death », et l’absence de symboles chrétiens habituels dans les cimetières du Commonwealth. Depuis 2002, il accueille la célébration annuelle de la Fête de Qing Ming, organisée par la communauté chinoise de France. Le cimetière, propriété de l’État français et géré par la Commonwealth War Graves Commission, a été inscrit aux monuments historiques en 2016.
Les travailleurs chinois, première vague d’immigration asiatique en France, étaient soumis à des restrictions strictes, comme l’interdiction de fraterniser avec les locaux. Certains restèrent après 1919, marquant le début d’une diaspora. Le mémorial à l’entrée honore aussi une quarantaine de Chinois morts sans sépulture connue. Des statues de lions, offertes par la Chine, ornent l’accès au site, soulignant son importance symbolique.
Le cimetière se situe près du hameau de Nolette, dans un cadre arboré (pins, cèdres) atypique pour les nécropoles militaires britanniques. Les tombes, alignées avec rigueur, portent rarement des noms, reflétant l’anonymat de ces travailleurs. Leur contribution, longtemps méconnue, est aujourd’hui commémorée comme un épisode clé de l’histoire franco-chinoise et de la Grande Guerre.
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