Création du cimetière provisoire automne 1914 (≈ 1914)
Hôpital militaire allemand et premières inhumations.
18 octobre 1915
Inauguration du monument par Guillaume II
Inauguration du monument par Guillaume II 18 octobre 1915 (≈ 1915)
Hommage aux morts des trois nations.
mars 1918
Offensive allemande
Offensive allemande mars 1918 (≈ 1918)
Majorité des tombes actuelles créées.
1966
Accord franco-allemand
Accord franco-allemand 1966 (≈ 1966)
Entretien des tombes relancé.
1971
Pose des croix en bronze
Pose des croix en bronze 1971 (≈ 1971)
Remplacement des croix en bois.
2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2000 (≈ 2000)
Protection du monument central.
septembre 2023
Classement UNESCO
Classement UNESCO septembre 2023 (≈ 2023)
Patrimoine mondial de l'humanité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le monument (cad. ZR 30) : inscription par arrêté du 13 janvier 2000
Personnages clés
Guillaume II - Empereur allemand (1888-1918)
Inaugura le monument en 1915.
Wilhelm Wandschneider - Architecte allemand
Conçut le monument funéraire en 1915.
Geg Lauchhammer - Sculpteur allemand
Auteur des statues en bronze.
Origine et histoire
Le cimetière militaire allemand de Saint-Quentin fut établi en 1914 par le haut-commandement allemand à l’emplacement d’un hôpital militaire provisoire. Initialement conçu comme un lieu d’inhumation mixte (Allemands, Français, Britanniques), il devint un symbole après la visite de l’empereur Guillaume II en octobre 1915, qui y inaugura un monument aux morts et rendit hommage aux soldats des trois nations. Les violents combats de 1914 et l’offensive allemande de mars 1918 y concentrèrent des milliers de sépultures, dont celles de la garde prussienne, unité d’élite de l’empereur.
Après l’Armistice de 1918, les autorités françaises regroupèrent dans ce cimetière les dépouilles de soldats allemands dispersées dans 98 nécropoles voisines, tandis que les soldats français et britanniques furent transférés vers des cimetières nationaux à proximité. Entre les deux guerres, des travaux d’embellissement (plantations, allées) furent entrepris, mais l’absence de fonds et la Seconde Guerre mondiale retardèrent la pose de stèles définitives. Ce n’est qu’en 1971, suite à l’accord franco-allemand de 1966, que des croix en bronze remplacèrent les croix en bois.
Le monument central, conçu par l’architecte Wilhelm Wandschneider en 1915, s’inspire d’un temple grec dorique avec une frise sculptée (épée et couronne de chêne) et l’inscription Requiescant in pace mortui hic pro patria 1914-1918. Endommagé pendant la guerre, il fut restauré et inscrit aux monuments historiques en 2000. Aujourd’hui, le cimetière abrite 6 294 tombes individuelles (dont 6 anonymes et 22 stèles pour soldats juifs) et une fosse commune de 1 935 corps. Depuis 2023, il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
L’entretien de la nécropole est assuré par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge, une organisation allemande dédiée à la préservation des sépultures de guerre. Le site, situé rue de la Chaussée-Romaine à Saint-Quentin (Aisne), reste un lieu de mémoire des batailles de la Première Guerre mondiale, illustrant à la fois la violence des conflits et les efforts de réconciliation franco-allemands.
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