Mort de saint Martin 397 (≈ 397)
Fondation première église sur le site.
1050
Statut de collégiale
Statut de collégiale 1050 (≈ 1050)
Création d’un chapitre de chanoines.
1175-1250
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel 1175-1250 (≈ 1213)
Chœur, transept, nef et porche nord.
XVe siècle
Fortification de l’église
Fortification de l’église XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de mâchicoulis et créneaux.
1562 et 1568
Dégâts lors des guerres de Religion
Dégâts lors des guerres de Religion 1562 et 1568 (≈ 1568)
Destruction partielle du décor sculpté.
1711 et 1840
Séismes destructeurs
Séismes destructeurs 1711 et 1840 (≈ 1840)
Effondrements partiels et réparations.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Parmi les 934 premiers édifices protégés.
1852-1856
Restauration controversée
Restauration controversée 1852-1856 (≈ 1854)
Critiquée pour son approche « vandalique ».
2013-2015
Dernière campagne de restauration
Dernière campagne de restauration 2013-2015 (≈ 2014)
Préparation du 1700e anniversaire de saint Martin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 124) : classement par liste de 1840
Personnages clés
Martin de Tours - Évêque et fondateur
Mort à Candes en 397, à l’origine du site.
Guibert-Martin de Gembloux - Moine visiteur
Témoin de la construction en 1181.
Barthélemy de Vendôme - Archevêque de Tours (1174-)
Possible commanditaire pour affirmer son autorité.
Jean Fouquet - Peintre (XVe siècle)
Auteur présumé d’un retable commandé.
Prosper Mérimée - Inspecteur des Monuments Historiques
Visite en 1836, alerte sur son état.
Henri Deverin - Architecte (XIXe siècle)
Responsable des restaurations du chœur.
Angelo Giuseppe Roncalli - Futur pape Jean XXIII
Visite en 1945 comme nonce apostolique.
Origine et histoire
La collégiale Saint-Martin de Candes-Saint-Martin, située dans l’ouest de l’Indre-et-Loire, remplace une première église fondée par saint Martin au IVe siècle, où il mourut en 397. Ce site, devenu lieu de pèlerinage malgré l’absence de reliques, fut érigé en collégiale vers 1050, avec un chapitre de douze chanoines. La construction de l’édifice actuel débuta vers 1175 pour remplacer l’église Saint-Maurice, ruinée, et s’acheva au milieu du XIIIe siècle, sous l’influence du style gothique de l’Ouest.
Le chantier, marqué par des interruptions et des modifications de plan, vit l’adjonction d’un porche nord monumental vers 1250, conçu comme entrée principale pour les pèlerins. Au XVe siècle, l’église fut partiellement fortifiée (mâchicoulis, créneaux, bretèche) en réponse aux insécurités de la guerre de Cent Ans, devenant un refuge potentiel pour la population. Les guerres de Religion (1562, 1568) endommagèrent gravement le monument, détruisant des statues, des archives et des objets liturgiques comme un buste de Louis XI.
Deux séismes (1711, 1840) causèrent des effondrements partiels, nécessitant des campagnes de réparation controversées au XIXe siècle, critiquées pour leur caractère « vandalique ». Classée monument historique dès 1840, la collégiale conserve un décor sculpté complexe, attribué à plusieurs ateliers, et des éléments mobiliers protégés (autel, statues, vitraux). Son architecture, mêlant influences roman tardif et gothique angevin, en fait l’un des édifices religieux majeurs de Touraine, après la cathédrale de Tours.
Le site est indissociable de la mémoire de saint Martin, dont la maison mortuaire, lieu de pèlerinage dès le Ve siècle, aurait occupé l’emplacement de l’actuelle chapelle nord. La collégiale, désaffectée comme telle après la Révolution, reste une église paroissiale active. Ses particularités incluent une orientation atypique (nord-ouest/sud-est) dictée par la topographie, et une nef en forme d’église-halle, inspirée de la cathédrale de Poitiers.
Les études récentes soulignent la complexité de sa chronologie de construction, marquée par des reprises successives et des adaptations liées à des contraintes topographiques ou politiques. Le porche nord, inachevé, et son décor sculpté (statues, chapiteaux, clés de voûte) reflètent des influences variées, peut-être liées à des artisans pèlerins. La collégiale abrite aussi des vitraux du XIXe siècle et un cénotaphe moderne de saint Martin, rappelant la translation de ses reliques vers Tours.
Au XXe siècle, des restaurations (1982, 2013-2015) ont consolidé l’édifice, préparant les célébrations du 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin en 2016. Malgré les lacunes documentaires, la collégiale reste un témoignage majeur de l’art religieux médiéval en Val de Loire, mêlant fonctions spirituelle, défensive et mémorielle.
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