Classement Monument Historique 9 avril 1987 (≈ 1987)
Inscription à l’inventaire des monuments.
Fin du XIXe siècle
Construction du Conjurador
Construction du Conjurador Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Édification pour conjurer les intempéries.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Conjurador (Le) (cad. A 7) : inscription par arrêté du 9 avril 1987
Personnages clés
Prêtre de Serralongue - Officiant des rituels
Lisait évangiles et conjurations en catalan.
Jean-Auguste Brutails - Historien de l'art religieux
Auteur d’une étude sur le Roussillon (1896).
Origine et histoire
Le Conjurador de Serralongue est un édifice de plan carré, mesurant 3 mètres de côté, surmonté d’un toit pyramidal en lauzes et d’une croix. Ouvert sur une face et doté d’arcades sur les autres, il abrite dans des niches les statues des quatre Évangélistes. Construit à la fin du XIXe siècle, il servait de lieu de conjuration contre les orages et les catastrophes naturelles, selon un rituel impliquant le prêtre local et des prières en catalan.
Lors des cérémonies, le prêtre se rendait en procession au Conjurador pour invoquer les saints, notamment lors des Rogations afin de bénir les récoltes. Il lisait l’évangile correspondant au saint faisant face à l’orage, puis prononçait une formule en catalan : « Sant Joan, Sant Mateu, Sant Marc i Sant Roc, guardeu-nos de pedra i de foc. ». Ce rituel visait à protéger le village des grêles, incendies et autres fléaux climatiques, reflétant les croyances populaires pyrénéennes de l’époque.
L’édifice, caractéristique des villages du Piémont pyrénéen et de l’Aragon, est construit en moellons de granit avec des encadrements de brique pour les baies et les niches. Son toit pyramidal, orné de pierres saillantes supportant des tiges de fer pointues, symbolisait une protection contre les forces maléfiques. Classé Monument Historique en 1987, il illustre l’architecture religieuse vernaculaire liée aux pratiques agraires et aux traditions conjuratoires catalanes.
La tradition rapporte que les statues des Évangélistes, aujourd’hui disparues ou déplacées, jouaient un rôle central dans les rituels. Le desservant de l’église s’orientait vers la direction des intempéries pour implorer leur intervention, combinant ainsi symbolisme chrétien et croyances locales. Le Conjurador reste un témoignage unique des pratiques religieuses et agricoles des Pyrénées-Orientales au XIXe siècle.
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