Fondation du couvent 1626 (≈ 1626)
Créé par Sainte-Jeanne-de-Chantal.
1810
Devenu caserne militaire
Devenu caserne militaire 1810 (≈ 1810)
Donné à la ville d’Autun.
10 janvier 1994
Classement monument historique
Classement monument historique 10 janvier 1994 (≈ 1994)
Façades et toitures du XVIIe.
Fin XIXe siècle
Attribué à Saint-Lazare
Attribué à Saint-Lazare Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Transformations architecturales majeures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du couvent, à l'exception des ajouts postérieurs au XVIIe siècle (cad. AX 87) : inscription par arrêté du 10 janvier 1994
Personnages clés
Sainte Jeanne de Chantal - Fondatrice de l’ordre
A créé le couvent en 1626.
Françoise de Rabutin-Chantal - Fille de Sainte Jeanne
Reposant dans la chapelle du couvent.
Origine et histoire
Le couvent de la Visitation d'Autun, situé rue aux Raz, a été fondé par Sainte-Jeanne-de-Chantal en 1626. Ce monument religieux, emblématique de la 2e moitié du XVIIe siècle, incarne l’architecture chrétienne de l’époque et l’influence de l’ordre de la Visitation, créé au début du siècle pour les femmes souhaitant vivre une spiritualité contemplative tout en restant actives dans la société.
Pendant la Révolution française, le couvent fut réquisitionné et transformé en prison, reflétant les bouleversements politiques et religieux de cette période. En 1810, après la vente du monastère à la ville, il devint une caserne, marquant un changement radical de vocation. Ces transformations illustrent l’adaptabilité forcée des bâtiments religieux sous les régimes successifs.
À la fin du XIXe siècle, le couvent fut attribué à l’Institution Saint-Lazare, une école privée, et subit des modifications architecturales majeures. Ces travaux, bien que modifiant partiellement sa structure d’origine, permirent sa préservation jusqu’à son classement partiel aux monuments historiques en 1994 (façades et toitures du XVIIe siècle). Aujourd’hui, le site reste lié à une association et conserve une dimension patrimoniale et mémorielle.
Parmi les figures marquantes, Françoise de Rabutin-Chantal (1599–1684), fille de Sainte Jeanne de Chantal et tante de Madame de Sévigné, fréquenta le couvent. Son tombeau, situé dans la chapelle, témoigne des liens étroits entre cette famille noble et l’ordre de la Visitation. Ce détail souligne l’importance du couvent comme lieu de dévotion et de sépulture pour l’aristocratie locale.
L’édifice, partiellement protégé, se distingue par son adresse historique (14 rue aux Raz) et son état de conservation variable, évalué à une localisation « a priori satisfaisante » (note 6/10). Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son rôle à la fois religieux, militaire et éducatif au fil des siècles, tout en soulignant les défis de sa préservation.
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