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Couvent de la Visitation d'Autun en Saône-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Couvent

Couvent de la Visitation d'Autun

    14 Rue aux Raz
    71400 Autun
Propriété d'une association
Couvent de la Visitation dAutun
Couvent de la Visitation dAutun
Couvent de la Visitation dAutun
Couvent de la Visitation dAutun
Couvent de la Visitation dAutun
Couvent de la Visitation dAutun
Crédit photo : Chabe01 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1626
Fondation du couvent
1810
Devenu caserne militaire
10 janvier 1994
Classement monument historique
Fin XIXe siècle
Attribué à Saint-Lazare
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du couvent, à l'exception des ajouts postérieurs au XVIIe siècle (cad. AX 87) : inscription par arrêté du 10 janvier 1994

Personnages clés

Sainte Jeanne de Chantal - Fondatrice de l’ordre A créé le couvent en 1626.
Françoise de Rabutin-Chantal - Fille de Sainte Jeanne Reposant dans la chapelle du couvent.

Origine et histoire

Le couvent de la Visitation d'Autun, situé rue aux Raz, a été fondé par Sainte-Jeanne-de-Chantal en 1626. Ce monument religieux, emblématique de la 2e moitié du XVIIe siècle, incarne l’architecture chrétienne de l’époque et l’influence de l’ordre de la Visitation, créé au début du siècle pour les femmes souhaitant vivre une spiritualité contemplative tout en restant actives dans la société.

Pendant la Révolution française, le couvent fut réquisitionné et transformé en prison, reflétant les bouleversements politiques et religieux de cette période. En 1810, après la vente du monastère à la ville, il devint une caserne, marquant un changement radical de vocation. Ces transformations illustrent l’adaptabilité forcée des bâtiments religieux sous les régimes successifs.

À la fin du XIXe siècle, le couvent fut attribué à l’Institution Saint-Lazare, une école privée, et subit des modifications architecturales majeures. Ces travaux, bien que modifiant partiellement sa structure d’origine, permirent sa préservation jusqu’à son classement partiel aux monuments historiques en 1994 (façades et toitures du XVIIe siècle). Aujourd’hui, le site reste lié à une association et conserve une dimension patrimoniale et mémorielle.

Parmi les figures marquantes, Françoise de Rabutin-Chantal (1599–1684), fille de Sainte Jeanne de Chantal et tante de Madame de Sévigné, fréquenta le couvent. Son tombeau, situé dans la chapelle, témoigne des liens étroits entre cette famille noble et l’ordre de la Visitation. Ce détail souligne l’importance du couvent comme lieu de dévotion et de sépulture pour l’aristocratie locale.

L’édifice, partiellement protégé, se distingue par son adresse historique (14 rue aux Raz) et son état de conservation variable, évalué à une localisation « a priori satisfaisante » (note 6/10). Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son rôle à la fois religieux, militaire et éducatif au fil des siècles, tout en soulignant les défis de sa préservation.

Liens externes