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Couvent des Carmes à Salins-les-Bains dans le Jura

Couvent des Carmes

    68 Rue Louis Pasteur
    39110 Salins-les-Bains
Propriété privée ; propriété d'une association cultuelle

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1625
Installation des Carmes
1627
Bénédiction de l'église
1674
Destruction du couvent
1680
Consécration de la nouvelle église
1808
Retour au culte
1829
Construction du clocher
1881-1893
Transformation en villa
16 février 1999
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise ; bâtiment conventuel principal, y compris son décor ; rez-de-chaussée voûté de l'extrémité sud du bâtiment à l'est de la cour du cloître ; parc dit Clos des Carmes, y compris le portail et les murs, les ponts et soutènements sur la rivière La Furieuse (cad. AR 196, 197, 199, 201 ; AV 1 ; AC 1) : inscription par arrêté du 16 février 1999

Personnages clés

Ferréol François Just Alfred Ducat - Architecte Transforme le couvent en villa (1881-1893).

Origine et histoire

Le couvent des Carmes de Salins-les-Bains trouve ses origines en 1625, lorsque les religieux s’installent dans la ville. L’église est bénie dès 1627, mais un incendie détruit le couvent en 1674, entraînant sa reconstruction et la consécration d’une nouvelle église en 1680. Peu modifié au XVIIIe siècle, l’ensemble est marqué par la rivière La Furieuse, qui sépare les bâtiments conventuels du clos. La Révolution française disperse le couvent : vendu à des particuliers, l’église est cependant rendue au culte en 1808, conservant sa structure d’origine (vaisseau voûté, chevet plat). Seul un clocher est ajouté en 1829.

Au XIXe siècle, les bâtiments conventuels, devenus propriétés privées, subissent une transformation majeure entre 1881 et 1893 sous la direction de l’architecte bisontin Alfred Ducat. Ce dernier les réaménage en villa et dessine un parc à l’anglaise dans le clos, complété par un verger à l’est. L’église, quant à elle, reste inchangée dans sa forme primitive, tandis que les éléments protégés (bâtiments, parc, portail, murs) sont inscrits aux Monuments Historiques en 1999. Aujourd’hui, le site allie héritage religieux et réinterprétations résidentielles.

Le couvent illustre les mutations des édifices monastiques après la Révolution : passage du sacré au profane, avec une église préservée pour le culte et des bâtiments conventuels convertis en résidence bourgeoise. La rivière La Furieuse, les ponts et soutènements, ainsi que le parc paysager, témoignent de cette dualité entre mémoire religieuse et adaptation aux usages modernes. Le site reste partagé entre propriété privée et association cultuelle, reflétant son histoire complexe.

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