Frise chronologique
6 janvier 1604
Autorisation d'Henri IV
Autorisation d'Henri IV
6 janvier 1604 (≈ 1604)
Permission d'installer le couvent donnée.
30 août 1614
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
30 août 1614 (≈ 1614)
Par Marie de Médicis pour couvent et église.
1790
Fermeture du couvent
Fermeture du couvent
1790 (≈ 1790)
Conséquence de la Révolution française.
1802
Transformation en hospice
Transformation en hospice
1802 (≈ 1802)
Devenu hospice des Incurables-Hommes.
1861
Création de l'hôpital militaire
Création de l'hôpital militaire
1861 (≈ 1861)
Hôpital Saint-Martin puis Villemin en 1913.
23 mars 1918
Bombardement pendant la Première Guerre
Bombardement pendant la Première Guerre
23 mars 1918 (≈ 1918)
Obus de la Grosse Bertha explose.
1968
Fermeture définitive de l'hôpital
Fermeture définitive de l'hôpital
1968 (≈ 1968)
Fin de son usage médical.
25 juillet 1974
Classement monument historique
Classement monument historique
25 juillet 1974 (≈ 1974)
Façades, toitures, chapelle et escalier protégés.
2003
Ouverture du Centre international d’accueil
Ouverture du Centre international d’accueil
2003 (≈ 2003)
Dédié aux artistes et écrivains étrangers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Henri IV - Roi de France |
Autorisa l'installation du couvent en 1604. |
| Marie de Médicis - Reine de France |
Posa la première pierre en 1614. |
| Jacques Cottard - Tapissier et donateur |
Offrit le terrain pour le couvent. |
| Jean-Antoine Villemin - Médecin militaire |
Hôpital renommé en son honneur en 1913. |
| Charles-Gilbert de La Chapelle - Lieutenant-colonel |
Officier incarcéré en 1961 à l’hôpital. |
| Thomas Corbasson et Karine Chartier - Architectes |
Réhabilitèrent le site en 2000. |
Origine et histoire
L’ancien couvent des Récollets, situé rue du Faubourg-Saint-Martin à Paris, fut fondé au début du XVIIe siècle par les Frères mineurs de l’étroite observance de saint François, une branche réformée des Franciscains. En 1604, Henri IV autorise leur installation sur un terrain offert par Jacques Cottard, tapissier. La première pierre du couvent et de son église est posée en 1614 par Marie de Médicis. Le site, doté d’une bibliothèque réputée, illustre l’architecture religieuse des XVIIe et XVIIIe siècles. Ses bâtiments actuels, datant du XVIIIe siècle, conservent des traces de cette époque, comme la chapelle et un escalier en fer forgé.
Fermé en 1790 lors de la Révolution, le couvent est transformé en 1802 en hospice pour hommes incurables, puis en hôpital militaire en 1861, prenant le nom d’hôpital Villemin en 1913 en hommage au médecin Jean-Antoine Villemin, pionnier dans la lutte contre la tuberculose. Pendant les deux guerres mondiales, sa proximité avec les gares du Nord et de l’Est en fait un lieu stratégique pour soigner les soldats. Un obus lancé par la Grosse Bertha y explose en 1918. L’hôpital ferme définitivement en 1968, marqué par la vétusté de ses équipements.
Après sa fermeture, le site accueille temporairement une école d’architecture (UP1) dans les années 1970, puis devient un squat d’artistes entre 1990 et 1992, période marquée par un incendie. En 1999, l’État y autorise une occupation artistique provisoire. En 2003, le Centre international d’accueil et d’échanges y ouvre, dédié aux artistes et écrivains étrangers. Aujourd’hui, le lieu abrite aussi l’ordre des architectes d’Île-de-France, la Maison de l’architecture, et une résidence para-hôtelière culturelle. Les façades, toitures, et la chapelle sont classées monuments historiques depuis 1974.
Le jardin du couvent, séparé du site, forme aujourd’hui le jardin Villemin. La porte monumentale de l’ancien hôpital, visible au 8 rue des Récollets, rappelle son passé hospitalier et militaire. Le couvent, menacé de destruction après 1968, a finalemement été préservé, témoignant de son évolution d’un lieu religieux à un espace culturel contemporain.