Assassinat d'André Aliker 12 janvier 1934 (≈ 1934)
Lié à Eugène Aubéry
1942
Départ de la famille Aubéry
Départ de la famille Aubéry 1942 (≈ 1942)
Après décès d'Eugène Aubéry
1956
École Normale installée
École Normale installée 1956 (≈ 1956)
Réutilisation du château
31 décembre 1992
Classement Monument historique
Classement Monument historique 31 décembre 1992 (≈ 1992)
Inscription par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (cad. N 10 à 12) : inscription par arrêté du 31 décembre 1992
Personnages clés
Eugène Aubéry - Propriétaire industriel
Commanditaire du château, béké martiniquais
Germain Olivier - Architecte
Concepteur du château Art déco
André Aliker - Victime d'assassinat
Lien avec Eugène Aubéry en 1934
Origine et histoire
Le château Aubéry, initialement nommé Maison Rivail, fut édifié entre 1928 et 1930 à Croix Rivail, sur la commune de Ducos en Martinique. Commandé par Eugène Aubéry (1879-1942), riche industriel béké, il symbolise la puissance économique des planteurs martiniquais au début du XXe siècle. Le domaine, d’une superficie de 5 hectares, comprenait une maison en ciment armé, des dépendances, un jardin et un verger, reflétant le mode de vie luxueux des élites locales.
L’architecture Art déco du château, dirigée par Germain Olivier, se distingue par ses éléments typiques : ferronneries, décors en staff, carrelages et baignoires d’époque. Après l’assassinat d’André Aliker en 1934, lié à Eugène Aubéry, la famille quitte les lieux en 1942. Le château devient ensuite propriété publique, abritant l’École Normale en 1956 puis une école d’agriculture, avant d’être abandonné et cédé pour un franc symbolique à la commune de Ducos.
Classé Monument historique en 1992, le château Aubéry est aujourd’hui en état de dégradation avancée. Son histoire mêle patrimoine architectural, tensions sociales (meurtre d’Aliker) et déclin post-colonial. Les parcelles originales (cadastre N 10 à 12) rappellent son passé d’habitation sucrière, tandis que son style Art déco en fait un témoignage rare de cette période en Martinique.
Les sources (Wikipedia, Monumentum) soulignent son rôle dans l’histoire locale : d’abord symbole de l’opulence des békés, puis lieu d’éducation avant son abandon. La mosaïque du perron, marquée des initiales AE (Eugène Aubéry), et les bâtiments annexes (garage, cuisine) témoignent de son usage résidentiel et agricole. Son inscription aux Monuments historiques vise à préserver ce patrimoine menacé.
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