Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine Celtique
Dolmens
Indre-et-Loire

Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher

    Moulin de Rechausse
    37360 Saint-Antoine-du-Rocher
Propriété de la commune
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Dolmen de la Grotte aux Fées à Saint-Antoine-du-Rocher
Crédit photo : Joecoolandcharlie - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
entre 2500 et 2000 av. J.-C.
Construction estimée
1805
Première mention écrite
1865
Projet de fouilles avorté
1910
Fouilles et description
18 avril 1914
Classement Monument Historique
années 1980
Consolidation du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit de Mettray ou de la Grotte aux Fées : classement par journal officiel du 18 avril 1914

Personnages clés

Jacques Cambry - Auteur Premier à mentionner le dolmen (1805)
Joseph Gaurichon - Archéologue Fouilles et description en 1910

Origine et histoire

Le dolmen de la Grotte aux Fées, aussi appelé dolmen de Mettray, est un monument mégalithique situé à Saint-Antoine-du-Rocher, en Indre-et-Loire. Érigé entre 2500 et 2000 av. J.-C., il s’agit du plus spectaculaire mégalithe du département, avec une chambre funéraire de 10 mètres de long recouverte de trois dalles colossales. Son nom évoque une légende locale selon laquelle trois fées l’auraient construit en une nuit.

Le dolmen est mentionné pour la première fois en 1805 dans Monuments celtiques de Cambry. En 1865, la Société archéologique de Touraine envisage des fouilles, mais le projet n’aboutit pas. En 1910, Joseph Gaurichon réalise des sondages et découvre des ossements, des silex polis (dont une hache d’importation) et des fragments de poteries, aujourd’hui disparus. Le monument est classé Monument Historique en 1914, puis son site est inscrit en 1943.

La structure, de type angevin, mesure 11 mètres de long pour 4,50 mètres de large et 3 mètres de haut. La chambre funéraire, segmentée par une dalle transversale servant autrefois de polissoir, était probablement recouverte d’un tumulus dont il ne reste qu’une plate-forme résiduelle. Les dalles, en grès blanc et poudingue, pèsent jusqu’à 65 tonnes. Dans les années 1980, des travaux de consolidation sont menés pour stabiliser les orthostates, fragilisés par des feux allumés à l’intérieur.

Des légendes persistent autour du dolmen : quiconque déplace ses pierres risquerait de mourir dans l’année, et les fées y auraient élu domicile. Le monument pourrait être lié à trois autres mégalithes disparus (un dolmen et deux menhirs), formant un système mégalithique dont il serait l’élément central.

Le dolmen est aujourd’hui propriété de la commune de Saint-Antoine-du-Rocher. Son état de conservation, malgré les dégradations (vandalisme dans les années 1960, feux répétés), en fait un témoignage majeur de l’architecture funéraire néolithique en Touraine.

Liens externes