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Frise chronologique
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
…
1800
1900
2000
entre 2500 et 2000 av. J.-C.
Construction estimée
Construction estimée entre 2500 et 2000 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période d'édification du dolmen
1805
Première mention écrite
Première mention écrite 1805 (≈ 1805)
Cité dans *Monuments celtiques* de Cambry
1865
Projet de fouilles avorté
Projet de fouilles avorté 1865 (≈ 1865)
Société archéologique de Touraine
1910
Fouilles et description
Fouilles et description 1910 (≈ 1910)
Sondages par Joseph Gaurichon
18 avril 1914
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 18 avril 1914 (≈ 1914)
Protection officielle du dolmen
années 1980
Consolidation du monument
Consolidation du monument années 1980 (≈ 1980)
Stabilisation des orthostates fragilisés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Dolmen dit de Mettray ou de la Grotte aux Fées : classement par journal officiel du 18 avril 1914
Personnages clés
Jacques Cambry - Auteur
Premier à mentionner le dolmen (1805)
Joseph Gaurichon - Archéologue
Fouilles et description en 1910
Origine et histoire
Le dolmen de la Grotte aux Fées, aussi appelé dolmen de Mettray, est un monument mégalithique situé à Saint-Antoine-du-Rocher, en Indre-et-Loire. Érigé entre 2500 et 2000 av. J.-C., il s’agit du plus spectaculaire mégalithe du département, avec une chambre funéraire de 10 mètres de long recouverte de trois dalles colossales. Son nom évoque une légende locale selon laquelle trois fées l’auraient construit en une nuit.
Le dolmen est mentionné pour la première fois en 1805 dans Monuments celtiques de Cambry. En 1865, la Société archéologique de Touraine envisage des fouilles, mais le projet n’aboutit pas. En 1910, Joseph Gaurichon réalise des sondages et découvre des ossements, des silex polis (dont une hache d’importation) et des fragments de poteries, aujourd’hui disparus. Le monument est classé Monument Historique en 1914, puis son site est inscrit en 1943.
La structure, de type angevin, mesure 11 mètres de long pour 4,50 mètres de large et 3 mètres de haut. La chambre funéraire, segmentée par une dalle transversale servant autrefois de polissoir, était probablement recouverte d’un tumulus dont il ne reste qu’une plate-forme résiduelle. Les dalles, en grès blanc et poudingue, pèsent jusqu’à 65 tonnes. Dans les années 1980, des travaux de consolidation sont menés pour stabiliser les orthostates, fragilisés par des feux allumés à l’intérieur.
Des légendes persistent autour du dolmen : quiconque déplace ses pierres risquerait de mourir dans l’année, et les fées y auraient élu domicile. Le monument pourrait être lié à trois autres mégalithes disparus (un dolmen et deux menhirs), formant un système mégalithique dont il serait l’élément central.
Le dolmen est aujourd’hui propriété de la commune de Saint-Antoine-du-Rocher. Son état de conservation, malgré les dégradations (vandalisme dans les années 1960, feux répétés), en fait un témoignage majeur de l’architecture funéraire néolithique en Touraine.
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