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Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine Celtique
Dolmens
Maine-et-Loire

Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou

    Le Bourg
    49150 Baugé-en-Anjou
Propriété privée
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Dolmen de Pierre Couverte à Baugé-en-Anjou
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du dolmen
1872
Fouilles archéologiques
24 février 1910
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Dolmen dit de Pierre Couverte : classement par arrêté du 24 février 1910

Personnages clés

M. Lebœuf - Archéologue A fouillé le dolmen en 1872

Origine et histoire

Le dolmen de Pierre Couverte, situé sur l’ancienne commune de Pontigné (aujourd’hui Baugé-en-Anjou, Maine-et-Loire), est un édifice mégalithique emblématique du Néolithique. Classé monument historique en 1910, il appartient au type architectural angevin, réputé pour ses chambres sépulcrales rectangulaires et ses dalles de couverture massives. Ce dolmen se compose d’une chambre délimitée par six orthostates (dalles verticales) et recouverte de deux tables de grès éocène, extrait d’un gisement local. Un portique trilithe (trois pierres) précède l’entrée orientée à l’est, tandis qu’une dalle près du pilier sud pourrait avoir servi de fermeture. Les fouilles de 1872, menées par M. Lebœuf, y ont révélé des ossements humains, des outils en grès (dont deux marteaux lustrés), des éclats de silex taillé, et un fragment de poterie noire grossière. Six haches polies furent également découvertes dans un rayon de 500 mètres autour du site, suggérant une occupation humaine active aux alentours.

Le dolmen est associé à des légendes locales persistantes. La première raconte que déposer un soc de charrue et une pièce d’argent sous les pierres permet, si la somme est suffisante, de retrouver l’outil aiguisé le lendemain – sinon, il reste intact. Une autre tradition affirme que les fiancés pénétrant ensemble dans la chambre y trouveraient le bonheur. Les récits évoquent aussi des fées enlevant les animaux s’approchant trop près, illustrant le caractère sacré et mystérieux attribué à ces monuments par les communautés anciennes. Ces croyances reflètent l’importance symbolique des dolmens, perçus comme des lieux de transition entre les mondes des vivants et des morts, mais aussi comme des espaces de rituels propitiatoires liés à la fertilité ou à la protection.

Architecturalement, la Pierre-Couverte incarne les savoir-faire néolithiques en matière de taille et de transport de mégalithes. Le choix du grès éocène, matériau local, témoigne d’une adaptation aux ressources disponibles, tandis que la structure en portique et chambre close révèle une maîtrise des techniques de construction durable. Les artefacts découverts (haches polies, outils en silex) confirment son usage funéraire et peut-être cérémoniel, typique des sociétés agro-pastorales du Néolithique, qui érigeaient ces monuments comme marqueurs territoriaux et lieux de mémoire collective. Son classement précoce (1910) souligne sa valeur patrimoniale, tant pour l’étude des pratiques funéraires que pour la compréhension des paysages culturels anciens en Anjou.

Liens externes