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Domaine du château d'Entre-Deux-Monts à Nuits-Saint-Georges en Côte-d'or

Domaine du château d'Entre-Deux-Monts

    1 Chemin du Château
    21700 Nuits-Saint-Georges
Propriété d'une société privée
Domaine du château dEntre-Deux-Monts
Domaine du château dEntre-Deux-Monts
Domaine du château dEntre-Deux-Monts
Domaine du château dEntre-Deux-Monts
Domaine du château dEntre-Deux-Monts
Domaine du château dEntre-Deux-Monts
Crédit photo : PIERRE ANDRE LECLERCQ - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe ou XIIe siècle
Fondations médiévales
Vers 1540
Construction des ailes
1654
Achèvement du château
1733
Aménagement du parc
1870
Passage militaire
1975
Restauration majeure
12 juin 2008
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château et les ailes latérales, y compris les fossés ; la ferme ; le bois de jardin ; le potager et son bassin ; le verger ; la statue de jardinier (cad. H 142 à 147) : inscription par arrêté du 12 juin 2008

Personnages clés

Bernard Barbier d'Entre-Deux-Monts - Commanditaire du château Maître des comptes à Dijon, achève le bâtiment en 1654.
Louis-Adolphe Barbier de Reulle - Dernier propriétaire familial Vend le château en 1856 après 300 ans de possession.
Colonel Bourras - Militaire en 1870 Stationne au château pendant la guerre franco-prussienne.
Georges Postansque - Restaurateur en 1975 Sauve le domaine de la ruine avec sa famille.

Origine et histoire

Le château d'Entre-Deux-Monts, situé à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or), fut construit au XVIIe siècle sur des fondations médiévales du XIe ou XIIe siècle, vestiges d’un châtelet lié au seigneur de Vergy. Achevé en 1654 pour Bernard Barbier d’Entre-Deux-Monts, il passa ensuite à la famille Barbier de Reulle, puis fut restauré en 1975 par les Postansque. Ses ailes latérales et sa chapelle Sainte-Gertrude datent partiellement du XVIe siècle, tandis que les douves et deux tours carrées (pigeonnier et chapelle) sont les seuls vestiges du XIe siècle.

Le domaine, organisé en plan en H, comprend une basse-cour avec communs, une terrasse entourée de douves, et un parc orné de statues, lauréat du prix régional du Patrimoine en 2010. Le château, modernisé aux XVIIIe et XIXe siècles (plafonds à la française, glacière, orangerie), fut le siège des Vieilles Maisons Françaises dans les années 2000. Son architecture mêle éléments défensifs (meurtrières, douves) et résidentiels (appartements, escalier rampe sur rampe), reflétant son évolution d’un châtelet médiéval à une demeure noble.

Classé monument historique en 2008, le site inclut le château, ses ailes, les fossés, la ferme, le bois, le potager avec son bassin du XVIIIe siècle, et le verger. Le parc, initialement à la française (1733) puis redessiné à l’anglaise au XIXe siècle, conserve une statue de jardinier et une glacière. Les dépendances, comme l’écurie voûtée ou la grange, témoignent de son rôle agricole historique, tandis que la chapelle, dotée d’un autel-retable néoclassique, illustre son ancrage religieux.

Le château changea plusieurs fois de mains : vendu en 1856 par les Barbier de Reulle à Louis Rocaut, puis acquis en 1939 par la famille Postansque, toujours propriétaire aujourd’hui. En 1870, le colonel Bourras y stationna avec son corps d’armée pendant la guerre franco-prussienne. Les restaurations de 1975 (toitures, fondations) sauvèrent le domaine de la ruine, après deux siècles sans entretien majeur.

Les sources historiques soulignent son lien avec les ducs de Bourgogne (XIe siècle) et les moines de Cîteaux (XIIIe siècle), qui exploitèrent le site comme « grange » (ferme). Les Menessaire, seigneurs locaux, y édifièrent des ailes vers 1540 avant que Bernard Barbier, maître des comptes à Dijon, n’achève le corps principal en 1654. L’ensemble, typique de l’architecture Louis XIII, remplace un précédent château incendié, selon la tradition orale.

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